L’ancien président philippin Rodrigo Duterte sera jugé devant la Cour pénale internationale (CPI), qui a confirmé jeudi les accusations de crimes contre l’humanité liées à sa sanglante « guerre contre la drogue ».
Les juges de la phase préliminaire ont validé à l’unanimité les charges retenues contre l’ex-dirigeant de 81 ans, renvoyé en procès pour son implication présumée dans au moins 76 meurtres. Les procureurs estiment que cette campagne antidrogue, menée entre 2013 et 2018, aurait causé plusieurs milliers de morts, souvent lors d’exécutions extrajudiciaires.
Trois chefs d’accusation ont été retenus : des meurtres commis lorsqu’il était maire de Davao, puis président, ainsi que des opérations de « nettoyage » visant des suspects liés à la drogue. Les juges évoquent des « motifs sérieux de croire » en sa responsabilité.
La défense, menée par l’avocat Nicholas Kaufman, rejette ces आरोपations, dénonçant une « fiction » et contestant la crédibilité des témoignages. Elle affirme également que l’ancien chef d’État, affaibli, pourrait ne pas comparaître en personne.
Premier ex-dirigeant asiatique jugé par la CPI, Rodrigo Duterte comparaîtra dans un contexte délicat pour la Cour, confrontée à des tensions politiques internationales. Pour les ONG comme Amnesty International, cette décision constitue un « moment historique » pour la justice et les victimes.
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