La mort de Renee Nicole Good, 37 ans, citoyenne américaine tuée par un agent de la police fédérale de l’immigration (ICE) à Minneapolis, a provoqué une vague de manifestations dans plusieurs grandes villes des États-Unis.
Samedi, des rassemblements massifs ont eu lieu notamment à Minneapolis, Philadelphie, New York et Washington, dénonçant les méthodes de l’agence et l’extension de ses opérations.
À Minneapolis, lieu du drame, des dizaines de milliers de personnes ont bravé des températures glaciales pour exprimer leur colère. Pancartes et slogans visaient directement l’ICE, accusée de créer un climat de peur généralisée. La contestation s’est amplifiée après la diffusion de vidéos contredisant la version officielle des autorités fédérales, selon laquelle la victime aurait tenté de percuter des agents avec son véhicule. Des images montrent au contraire une voiture en train de s’éloigner et une femme cherchant à apaiser la situation quelques secondes avant d’être atteinte par des tirs.
La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a qualifié l’incident d’« acte de terrorisme intérieur », une interprétation rejetée par des élus locaux et des organisations de défense des droits civiques, qui parlent d’un usage injustifié de la force. L’enquête a été confiée au FBI, excluant les autorités locales, ce qui alimente les critiques.
Cette affaire survient dans un contexte de déploiement massif d’agents fédéraux dans plusieurs États, dans le cadre de la politique migratoire musclée de l’administration Trump. À Philadelphie, New York ou Washington, les manifestations se sont déroulées sans incidents majeurs, mais la tension reste vive.
Depuis septembre, selon des organisations indépendantes, les forces fédérales de l’immigration ont blessé ou tué plusieurs civils, alimentant un débat national sur la militarisation des politiques migratoires et l’absence de mécanismes de reddition de comptes.
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