INTRODUCTION
Le Plan de sauvetage national brosse le résumé d’un Projet pharaonique, élaboré au cours des vingt cinq dernières années. L’œuvre intégrale s’étend sur près d’un millier de pages, incluant des textes de réforme, des articles, des lettres, des alternatives propositions, des exposés et des conférences de presse.
Effectivement, l’approche scientifique de la crise haïtienne accuse les contradictions séculaires qui dans leurs récurrences irascibles, leurs démangeaisons rapaces, leurs intempéries cycloniques ruinent nos conquêtes historiques sans aucun égard pour les sacrifices consentis.
D’un côté, les séquelles de la dictature de 1957 sont encore visibles. Des générations de citoyens furent forcées à l’exil; les moins chanceux n’ont pas pu échapper à l’exécution. Ce qui explique l’actuel vide politique, quand la relève a été sacrifiée, dilapidée, mutilée, anéantie, exhumée. D’un autre côté, la Révolution de 1986 a favorisé l’avènement de régimes rétrogrades qui ont eu pour programme : corruption, insécurité, instabilité, insalubrité, obscurité, obscurantisme, servilité, imposture, puanteur, pénurie, déchéance.
Récemment, armés, payés, encadrés par certains de nos dirigeants, commandités parallèlement par une frange du secteur des affaires, les bandits ont pillé les entreprises commerciales, ont incendié les maisons sur fond de viols horribles, de crimes odieux, d’enlèvements spectaculaires. Plusieurs quartiers de la Capitale fument encore à l’horizon des territoires perdus. Finalement, Port-au-Prince s’agenouille sur les cendres de sa gloire passée : les routes nationales tergiversent; les vols internationaux abdiquent; l’horreur avance, l’État recule.
Comme l’autre le propose, il faut venir à bout du « système », en appliquant le principe « table rase ».
L’approche holistique de la crise stipule des mesures d’assainissement de la scène politique nationale de ses germes pathogènes ; le lynchage des forces occultes qui nous asphyxient ; l’excrétion de toutes les pratiques abominables qui affligent notre écosystème politique.
Indubitablement, en procédant à la « rectification » de l’ensemble des « contradictions » dont la tradition crépusculaire et la force des choses nous imposent, nous assignons une nouvelle direction à notre destinée.
Le Plan de sauvetage national dénote une « rupture irréversible » avec le cercle vicieux, le marécage insondable, la décomposition avancée, notre disparition certaine.
Contrairement à la connotation abusive du terme, nous entendons par « rupture », pas d’un fossé abyssal, mais un pont rédempteur, un catalyseur patriotique, un carrefour décisif où les actuelles forces de changement transitent vers la justice, l’harmonie et le progrès.
En réaction à l’action citoyenne évanescente, le Plan de sauvetage national offre une plateforme à « l’élite politique émergeante », les jeunes techniciens qui entendent marquer leur passage de quelques réalisations étincelantes ; les braves citoyens qui rêvent de faire de leurs engagements un chef-d’œuvre immortel ; les syndicats qui brouillonnent dans les bas-fonds du mépris ; le monde socioprofessionnel qui se marginalisent involontairement conjointement aux tendances progressistes qui se rétractent par faute de référence.
Loin d’être un rappel à l’ordre, le Plan de sauvetage national transcende l’ordre suprême émanant de la dignité du peuple haïtien.
LE PLAN
A. Nouvelle division administrative
a. Nous proposons un redécoupage du territoire national en trois (3) Régions : le nord, le sud et l’ouest.
b. Nous proposons l’édification d’un Gouvernorat ou Gouvernement régional au niveau de chaque (1) Région.
c. Nous proposons la création de trois (3) Capitales régionales, à savoir : Cap-Haïtien, de Port-au-Prince et les Cayes.
d. Nous proposons la division d’une Région en trois (3) Départements ou Municipalités.
e. Nous proposons la division du Gouvernorat du nord en trois (3) Municipalités, à savoir : Gonaïves, Port-de-Paix, Cap-Haïtien.
f. Nous proposons la division du Gouvernorat du sud en trois (3) Municipalités, à savoir : Jérémie, Cayes, Jacmel.
g. Nous proposons la division du Gouvernorat de l’ouest en trois (3) Municipalités, à savoir : Hinche, Port-au-Prince, Saint-Marc.
h. Nous proposons l’édification d’un Gouvernement municipale au niveau de chaque Département. En dernier lieu, le pays compte neuf (9) Gouvernements Municipaux, à savoir : Gonaïves, Port-de-Paix, Cap-Haïtien; Jérémie, Cayes, Jacmel; Hinche, Port-au-Prince, Saint-Marc.
B. Les nouvelles instances de contrôle
a. Nous proposons la création du Conseil d’État. Disposant d’un pouvoir discrétionnaire, cette instance se place au dessus des trois pouvoirs, en l’occurrence exécutif, législatif, judiciaire. Le Conseil d’État est composé d’une vingtaine de bureaux, tels que le Bureau d’anticipation nominale, le Bureau de médiation, le Bureau de subventions gouvernementales, le Bureau de décharge, le Bureau de contrôle des dépenses publiques, le Bureau d’autorisation des dépenses publiques, le Bureau de commandes et d’acquisitions publiques, le Bureau des inventaires, le Bureau des salaires, l’Office du citoyen, l’Office national de l’ésotérisme, le Service de vente d’équipements usés, le Service d’assistance publique,.
b. Nous proposons la création de la Sûreté interne. L’instance regroupe un corps d’enquêteurs, d’inspecteurs et d’indicateurs. Ces derniers sont dissimulés dans l’appareil sécuritaire, l’administration publique, la justice, les finances et la société. La Sûreté interne sanctionne tout ce qui porte atteinte à l’État et la nation. Cette immense Département est composé d’une vingtaine de bureaux, tels que le Service d’immigration, le Service d’identification citoyenne, le Service d’immatriculation des véhicules, le Service de contrôle des douanes, le Service des archives, le Service d’observation intergouvernementale, le Service national de surveillance. Pour ainsi dire, la Sûreté interne est responsable de l’ensemble de la sécurité nationale : drogue, esclavage humain, trafic d’organe, banditisme, circulation d’armées illégales, corruption administrative, zombification, cannibalisme, enlèvement, faux billet, escroquerie, complot contre la sûreté de l’État.
c. Nous proposons la création du Conseil national de sécurité. L’instance hérite les attributions de l’ancien Ministère de la sécurité. Le Conseil national de sécurité établit, recrute, arme, entraîne, ravitaille, sanctionne, surveille l’ensemble des forces de sécurité nationale.
d. Nous proposons la création de la Police régionale. Cette force a pour attributions de surveiller les ports, la frontière, l’espace aérien et maritime ainsi que les routes nationales. La Police régionale est administrée par le Gouvernorat ; son chef est nommé par la Présidence.
e. Nous proposons la création de la Police municipale. Cette force est composée des unités suivantes : urbaine, rurale, judiciaire, tactique, sanitaire, communautaire et administrative. La Police municipale est administrée par la Municipalité ; son chef est nommé par la Présidence.
f. Nous proposons la création du Conseil national de justice. L’instance hérite les attributions de l’ancien Ministère de la justice. Cette mesure vise l’amenuisement du Pouvoir exécutif, tout en redressant l’appareil judiciaire national.
g. Nous proposons la création de l’Institut national des finances. L’instance hérite les attributions de l’ancien Ministère des finances. Cette nouvelle disposition exténue l’hégémonie de la Présidence, économise le gaspillage, rachète la corruption, éponge le déficit qui assujettissent le secteur public.
h. Nous proposons la création de l’Institut national de l’audit. L’instance a pour attributions d’auditer toutes les entités étatiques, sur une base trimestrielle. Ses prérogatives s’étendent aussi au secteur privé. La liste des dépenses de toutes les entités étatiques doit être publiée dans les journaux et sur le Net, accompagnées de notes justificatives.
i. Nous proposons la création de l’Institut de gestion de la fonction publique. L’instance a pour attributions de veiller sur le fonctionnement quotidien du secteur public. Elle établit les services, détermine le nombre d’employés, assure le maintien du matériel. Dans le secteur public, les directeurs administratifs jouent le rôle d’agents de liaison de l’Institut national de la fonction publique.
j. Nous proposons la création de l’Institut national des services. L’instance regroupe le Bureau de poste, le Bureau de distribution d’électricité, le Bureau de téléphone, le Bureau de distribution d’eau, le Bureau de douane, le Service Internet, le Bureau de distribution d’énergie: propane et carburant.
k. Nous proposons la création de l’Institut national des ressources humaines. L’instance a pour attributions de collecter le profil de tous les techniciens haïtiens professant au pays et à l’étranger, afin de dresser une liste exhaustive étagée. Tout aspirant à la haute sphère de l’État doit se distinguer initialement à travers les entrevues, les conférences et les publications. Tout citoyen qualifié peut faire valoir ses droits auprès de ladite instance en y déposant ses dossiers, en opérant les démarches nécessaires. L’Institut national des ressources humaines se prononce aussi sur l’authenticité des documents académiques et professionnels soumis. Il est recommandé aux étudiants internationaux de se rapporter à ladite instance.
l. Nous proposons la création de l’Institut national de la technologie & de l’Industrie. L’instance a pour attributions de parrainer l´implantation de la technologie au pays en proposant des programmes de formations appropriées. En outre, l’organisme est appelé à jouer un rôle majeur dans l’industrie de substitution telle que la fabrication de médicaments, le textile, la verrie, la faïencerie, la bijouterie, la boiserie, la ferronnerie, l’artisanat avec une attention spécialement pour la filière agro-alimentaires. L’Institut national de la technologie & de l’Industrie doit secourir les inventeurs haïtiens en initiant des programmes d’encadrement, en organisant des concours, en finançant des projets, en multipliant des expositions.
m. Nous proposons la création du Service de réparation & de maintien des équipements publics. Les équipements du secteur public sont gaspillés par faute d’entretien. Comme son nom l’indique, le Service de réparation et de maintien des équipements publics a pour attribution de maintenir en état de fonctionnement l’ensemble du matériel administratif du secteur public depuis les calculateurs jusqu’aux engins lourds en passant par les véhicules. Le Service de réparation & de maintien des équipements publics fonctionne sous l’égide de l’Institut de gestion de la fonction publique.
n. Nous proposons la création du Conseil suprême national. Ce Conseil consultatif est composé des Présidents du Conseil Présidentiel, du Conseil d’État, du Parlement, de la Sûreté interne, de Sécurité, de Justice, de la cour de Cassation. Le Conseil suprême national se réunit occasionnellement en interne pour se prononcer sur les crises, dénoncer les défis, opiner sur l’effet de la politique publique, évaluer l’efficacité des services, sanctionner les contrats.
o. Nous proposons la réduction des membres de la Cour de cassation
à neuf (9) juges.
p. Nous proposons la création de la Cour constitutionnelle. L’instance a pour attribution de se prononcer sur les aspects litigieux de notre Chartre fondamentale. La Cour constitutionnelle propose son arbitrage, dépose son expertise, atteste ses interprétations. Chaque trois (3) ans, la Cour constitutionnelle se prononce sur la praticabilité de la Constitution comme une possibilité d’amendement. Tout projet d’amendement constitutionnel stipule l’adhésion des quatre cinquième (4/5) de voix du Parlement. En outre, la proposition doit être entérinée par le Conseil d’État, la Présidence et la Sûreté interne.
q. Nous proposons la rédaction d’une Nouvelle Chartre. Transcendant des valeurs sacrées, la Constitution de 1987 ne saurait être amendée, rectifiée ni mutilée malgré ses imperfections, ses contradictions et ses lacunes. Simplement, elle appartient à une époque révolue. La Nouvelle Chartre doit tenir compte de cette réalité, les vicissitudes qui ont saigné la nation de 1986 à nos jours, le poids de l’ingérence étrangère, la malveillance de nos politiciens, la dislocation du secteur public, l’instinct rapace du secteur privé afin de prévenir des turbulences futures. La nouvelle Constitution doit traduire une nouvelle dimension politique, en promulguant la rectification globale des entités étatiques, en érigeant les fondements d’un nouvel État. En outre, les constitutionnalistes doivent revisiter toutes les anciennes Constitutions haïtiennes.
r. Nous proposons la sauvegarde des articles de la Constitution de 1987 qui garantissent la souveraineté nationale.
s. Nous proposons la création de la Cour électorale. L’instance a pour attribution de trancher les différends émanant du processus électoral. En outre, la Cour électorale sanctionne les fraudes, accuse les forgeries, arbitre les litiges, élucide les accusations, dénonce les irrégularités.
t. Nous proposons la modification du Conseil électoral national. L’instance a pour attributions d’organiser les élections pour le compte du Conseil d’État. La loi électorale, l’examen du dossier des candidats, l’annonce des résultats sont attribués au Conseil d’État.
u. Nous proposons la restructuration de la Direction des jeux d’hasard. Seul l’État est habilité à organiser des tirages. Les loteries étrangères sont prohibées. L’instance doit établir des comptoirs électroniques, entretenir des salons de jeux, offrir des prestations numériques à la discrétion des internautes. La Direction des jeux d’hasard fonctionne sous l’égide de l’Institut national des finances. Les profits que génèrent les jeux sont versés à l’instruction publique.
v. Nous proposons la réouverture de la Régie nationale du commerce. Ses attributions consistent à réguler l’importation et l’exportation. En effet, l’instance qui contribuait à plus de quarante pour cent (40%) à l’assiette fiscale fut sacrifiée à la rapacité du plan néolibéral. La Régie nationale du commerce fonctionne sous l’égide de l’Institut national des finances.
w. Nous proposons la création de Bureaux de liaison. Ces derniers servent de liaison entre deux entités publiques. Par exemple, étant la gardienne de l’État, le Conseil d’État se réserve le droit d’établir un Bureau au Parlement, comme dans toutes autres instances qui ont rapport à la justice, la sécurité, les élections et les finances pour s’assurer de la bonne marche de ces institutions. Par compte, le Palais présidentiel, la Sûreté interne, le Palais de justice, celui des Maires et des Gouverneurs, échappent à cette disposition de loi.
x. Nous proposons la création de l’Office national de la correspondance. Il arrive souvent qu’une instance publique éprouve du mal à trouver de rédacteurs. L’Office national de la correspondance a pour attributions de rédiger toutes les lettres émanant du secteur public et des missions diplomatiques.
y. Nous proposons la création de l’Office national de l’ésotérisme. Placée sous l’égide du Conseil d’État, l’instance a pour attributions de réguler le monde mystique national. En outre, elle entretient un cercle de voyants et d’enchanteurs qui offre ses services au Conseil d’État, la Sûreté interne, le Conseil de justice et le Conseil de sécurité. Dans l’ensemble, tous les mystiques doivent s’inscrire auprès de l’Office national de l’ésotérisme.
z. Nous proposons la création de l’Institut national des affaires professionnelles. L’instance hérite les attributions de l’ancien Ministère du travail. Tous les demandeurs d’emploi doivent s’enregistrer auprès de l’Institut national des affaires professionnelles. Tous les travailleurs actifs doivent payer l’impôt, partant des jardiniers, des servantes, des vendeurs de rue, des usiniers, des assistants jusqu’aux professionnels. D’un côté, ces mesures offrent une couverture légale aux contribuables; de l’autre, elles facilitent l’accès aux prêts, aux subventions et aux logements sociaux.
aa. Nous proposons la création de l’Office national de l’excellence citoyenne. L’instance a pour attributions de détecter, les talents et les efforts consentis dans tous les domaines, de l’art à l’agriculture en passant par le sport, l’entreprenariat et l’artisanat. L’Office national de l’excellence citoyenne est supervisé par le Conseil d’État.
bb. Nous proposons la création de l’Agence nationale d’allocation véhiculaire. Une flotte de véhicules doit être mise à la disposition des fonctionnaires et des élus pour une durée de temps limitée et pour un usage spécifique. Car, les fonctionnaires n’ont plus accès aux véhicules de service. L’Agence nationale d’allocation véhiculaire fonctionne sous l’égide de l’Institut de gestion de la fonction publique.
cc. Nous proposons la création de la Direction de la diffusion du livre. Cette instance a pour attributions de placer de larges commandes de livres classiques. En retour, les librairies nationales et les bibliothèques font leurs acquisitions de l’entrepôt de l’organisme. Nous entendons par livres classiques, les textes en usage dans toutes les grandes Universités du monde, de la littérature à la philosophie en passant par l’histoire et d’autres connaissances pratiques.
dd. Nous proposons que la haute sphère de l’État, incluant la gestion de l’appareil sécuritaire, les fonctions judiciaires, les missions diplomatiques ainsi que les postes électifs soient réservés aux membres des familles établies. Cette démarche rentre dans la promotion faite autour de « l’Élite politique émergeante ». Non seulement, nous voulons sauvegarder le peu qui échappe à l’exil et la émigration, nous présumons aussi que les membres des familles établies qui ont grandi dans le confort, jouissent de certaine évolution sociale, de certaine stabilité économique, d’éthique et d’instruction qui les empêchent de sombrer dans le compromis, la corruption, la kleptomanie, la malversation là où mènent d’autres sourdes menées. Notre position est justifiée par le désastre que sécrètent les politiciens véreux, les illustres parvenus, les générations spontanées, le prolétariat administratif dans la sphère étatique.
C. Le pouvoir exécutif
a. Nous proposons une modification du modèle exécutif. Désormais, la Présidence est exercée par un Conseil de trois (3) membres : le Président, le premier et le deuxième conseiller, sans possibilité de rotation. En cas de vacance, le premier conseiller est investi, puis celui qui arrive en quatrième à l’élection est appelé en renfort. Ce principe s’applique à tous les postes électifs. En cas de vacance, le candidat malheureux qui aurait récolté le plus de voix intervient pour combler le vide.
b. Nous proposons que les décisions de la Présidence soient issues de la majorité, c’est-à-dire, deux tiers (2/3).
c. Nous proposons de réduire le pouvoir présidentiel à sa plus simple expression en attribuant au Conseil présidentiel un rôle purement protocolaire, sauf pour les nominations.
d. Nous proposons l’abolition des prérogatives présidentielles dans le domaine judiciaire, sécuritaire et financière. En effet, la délégation de ces trois attributions épargne l’État des dérives coutumières, à savoir corruption, incurie, malversation, gaspillage, trafic d’influence, injonction externe autant d’incohérences qui ruinent la stabilité politique.
e. Nous proposons d’attribuer à la Présidence l’ensemble des nominations du secteur public. Cette mesure vise à maintenir la cohésion administrative, spécialement avec la création des postes de Gouverneur et le renforcement des prérogatives municipales.
f. Nous proposons d’attribuer au Conseil d’État, la gardienne des institutions publiques, le privilège d’introduire les listes nominales à la Présidence. Dans ses fonctions, le Conseil d’État est secondé par l’Institut national des ressources humaines.
g. Nous proposons que toutes les nominations présidentielles soient entérinées par le Parlement.
h. Nous proposons que la nomination des membres du Cabinet privé présidentiel soit entérinée par le Conseil d’État, la Sûreté interne, le Conseil judiciaire et le Parlement. Il en est de même pour les proches collaborateurs des Ministres.
i. Nous proposons la création du Ministère de la paysannerie. Cette innovation rentre dans le cadre de l’intégration sociale, un effort pour incorpore plus de soixante pour cent (60%) de la population embastillés à l’arrière pays. Le Ministère de la paysannerie insère un nouveau chapitre dans la gestion politique.
j. Nous proposons la création du Ministère des affaires familiales à l’emplacement du Ministère des affaires sociales. L’État doit apprendre à s’organiser d’une autre façon, en s’associant aux foyers pour trouver la meilleure formule de gouvernance. Dans l’ensemble, le Ministère des affaires familiales traduit la politique sociale du Gouvernement.
k. Nous proposons la réduction du Cabinet ministériel à sept (7) sièges. Les Ministères maintenus sont : santé, éducation, agriculture, travaux publics, affaires étrangères, ajoutés aux affaires familiales et de la paysannerie. En effet, en 1946, le Cabinet ministériel ne comptait que sept (7) membres. Certains croient qu’aucun gouvernement n’a été aussi prolifique.
l. Nous proposons l’abolition de la Primature, foyer de crises permanentes. Ce modèle qui ne sied pas nos mœurs, fut adopté pour prévenir une Présidence totalitaire. Le salut réside dans l’édification d’un nouvel État.
m. Nous proposons l’abolition de la formule de « gouvernement de concorde » de notre système démocratique.
n. Nous proposons l’abolition de la caisse noire allouée à la Présidence. Le Palais national dispose d’un budget. L’octroi de fonds supplémentaires est attribué au Conseil d’État.
o. Nous proposons la réduction des déplacements de nos responsables à l’étranger. Plus d’intervention à l’ONU ou à l’OEA. Nos ambassadeurs sont mandatés à signer des contrats et des accords.
p. Nous proposons à ce que tout contrat soit agrée par la Présidence, le Parlement et le Conseil d’État.
q. Nous proposons à l’État haïtien d’opter pour l’abstention lors des votes effectués aux Nations Unies autant à l’OEA.
r. Nous proposons la réduction de nos missions diplomatiques à l’étranger aussi bien nos effectifs consulaires. Il ne peut y avoir qu’un consulat par pays. En outre, pour des raisons budgétaires, nous préconisons la fermeture de nos ambassades et de nos consulats dans les pays suivant Israël, Aruba, Australie, Bahamas, Corée du sud, Costa Rica, Curaçao, Equateur, Guatemala, Guyane française, Iles Turques-et-Caïques, Qatar, Maroc, Pays-Bas, Royaume-Uni, Saint-siège, Suède, Suriname, Syrie,Taiwan, Union européenne,Vietnam.
s. Nous proposons l’abolition du statut des consuls honoraires sur le territoire national.
t. Nous proposons le rappel de tous nos agents consulaires pour évaluation.
u. Nous proposons la révision de tous les traités et accords internationaux signés par l’État dès la fondation de notre République.
v. Nous proposons l’abolition du traité d’extradition. Cet accord à l’effet unilatéral gifle l’honneur national.
w. Nous proposons d’attribuer au Conseil d’État les privilèges dans l’émission des passeports diplomatiques et officiels.
x. Nous proposons l’attribution du rôle de relais au Gouvernement régional ; celui-ci se place entre le Gouvernement central et Gouvernement municipal.
y. Nous proposons l’extension des prérogatives des Gouvernements municipaux dans les domaines suivants : justice, sécurité, économie, éducation, environnement, agriculture, tourisme, sport, art, loisir, logement. Une Agence de presse municipale doit être créée dans chaque juridiction. Celle-ci inclut radio, télévision, papier et numérique.
D. Le pouvoir législatif
a. Nous proposons la délégation du pouvoir politique au Parlement. Dans le but de déprécier les prérogatives du pouvoir exécutif, nous préconisons que le contrôle de toutes les entités étatiques qui fonctionnent en dehors de la sphère ministérielle soit transféré au Grand Corps, à l’exception de la Présidence, du Conseil d’État, la Sûreté interne, les Gouvernorats, les Municipalités ainsi que les Cours.
b. Nous proposons la réduction des sièges du Parlement à vingt sept (27). Les Parlementaires sont élus au nombre de trois (3) par Département ou Municipalité. Il faut noter que la nouvelle division administrative institue neuf (9) Départements ou Municipalités.
c. Nous proposons le modèle monocaméral (1) pour le Grand corps. Cette formule abroge l’ambivalence inhérente au modèle bicaméral
d. Nous proposons la création du Bureau de liaison du Conseil d’État auprès du Parlement. L’instance a pour attributions de s’impliquer dans le fonctionnement quotidien du Grand Corps. Elle impose la discipline, châtie la corruption, rappelle les propositions de loi, exhume d’autres projets. Dans l’ensemble, le bureau de liaison du Conseil d’État auprès du Parlement joue le rôle de contrepoids au pouvoir législatif. La Présidence et les Agences de presse d’État doivent y réclamer leur espace.
e. Nous proposons l’adoption de mesures disciplinaires contre l’absentéisme parlementaire. Toute absence non autorisée ou injustifiée active une diminution d’un cinquième (1/5) du salaire du contrevenant. En outre, trois (3) retards comptent pour une absence.
f. Nous proposons le maintien de subvention aux Parlementaires que pour leurs déplacements en province. Il revient à l’État de leur fournir un bureau, une seconde résidence. Les Parlementaires sont autorisés à se disposer provisoirement d’un véhicule de l’institution publique que pour se rendre en province. Aussi, le carburant subventionné n’est utilisé qu’à cette fin.
g. Nous proposons l’interdiction aux Parlementaires de se prononcer par l’abstention lors des votes législatifs. Seuls le « oui » et le « non » sont admis.
h. Nous proposons l’interdiction aux Parlementaires de recevoir des cadeaux en dehors de leur cercle familier.
E. L’Administration publique
a. Nous proposons la séparation de l’Administration publique du Gouvernement. L’un des attributions du Conseil d’État consiste d’empêcher au Gouvernement d’exercer son hégémonie sur l’Administration publique afin d’éviter la crise de gouvernabilité. En effet, le Gouvernement dicte la politique publique tandis que le l’Administration publique interprète l’action publique.
b. Nous proposons antérieurement que toutes les nominations découlant du secteur public émanent d’une liste de candidats entérinés au préalable par le Conseil d’État avant d’être soumise à l’appréciation de la Présidence. Les postes diplomatiques n’en font pas d’exception.
c. Nous proposons le statut d’Agence gouvernementale à toute entité étatique qui échappe au contrôle de la Présidence, telles que Institut, Conseil, Direction etc.
d. Nous proposons l’instauration d’un Conseil de direction de cinq (5) membres pour gérer les Agences gouvernementales. Les membres des Conseils de direction sont nommés par la Présidence. Comme il est convenu, le nom des candidats émane d’une liste émise par le Conseil d’État.
e. Nous proposons l’application de durée aux postes de direction. Les occupants ne doivent pas rester plus de trois (3) ans en fonction. Cette disposition de loi exempte les membres des Conseils.
f. Nous proposons le transfert du pouvoir politique au Parlement. Ainsi, les Agences gouvernementales reçoivent leurs directives directement du Grand corps, pas de la Présidence. Les Agences gouvernementales sont tenues de défendre leur rapport chaque trimestre par devant un Comité parlementaire. A noter que les Agences gouvernementales règnent en dehors de la politique. Elles exercent essentiellement des attributions techniques ; exemple l’Institut national des arts. Le rapport des Agences et le procès-verbal émis par le Comité parlementaire doivent être acheminés aux instances concernées.
g. Nous proposons l’évaluation de tous les organismes décentralisés. Ils doivent être restructurés, transférés ou abolis. Le cas échéance, l’ensemble des organismes décentralisés doivent être regroupés sous l’égide de deux (2) ou trois (3) nouvelles institutions, au plus.
h. Nous proposons l’abolition de l’UCREF, de l’ULCC et de la Cour des comptes. Notre position est justifiée du fait que ces instances ont instrumentalisé le pillage et la corruption. Ces organismes doivent être rétrogradés au niveau de simples bureaux fonctionnant sous l’égide du Conseil d’État, de la Sûreté nationale et de l’Institut national de l’audit.
e. Nous proposons le parrainage de la culture de l’excellence et la compétitivité dans la fonction publique. Ainsi, certaines promotions s’obtiennent sur concours, même quand le candidat jouisse le statut de fonctionnaire.
f. Nous proposons que tout aspirant à la fonction publique soit détenteur d’un diplôme universitaire. Le niveau de maîtrise est exigible pour atteindre la sphère supérieure de l’État.
g. Nous proposons la création de concours d’entrée dans le secteur public. Cette mesure moissonne l’excellence, rehausse aussi le niveau d’étude nationale. Un programme et des séances de préparations doivent être mis à la disposition des postulants. Les concours d’entrée dans le secteur public sont administrés par le Conseil d’État.
h. Nous proposons l’évaluation technique et académique de tous les employés de l’État. Les incapables doivent être remerciés ; les faibles doivent se recycler.
i. Nous proposons la création d’un programme de stage et d’emploi temporaire dans le secteur public. D’un côté, cette initiative a pour objectif d’induire nos jeunes dans la culture administrative. De l’autre, elle les permet de nourrir l’espoir d’intégrer un jour le monde du travail. Il faut faire miroiter à nos jeunes citoyens la possibilité de mobilité, d’ascension et de conquête.
j. Nous proposons la création d’au moins mille (1000) emplois par an sur une base temporaire ou permanente dans le secteur publique.
k. Nous proposons que le salaire le plus élevé du secteur public ne surpasse celui d’un professeur d’université. Ce barème concerne aussi les élus, les juges, les hauts fonctionnaires d’État autant des diplomates.
l. Nous proposons l’octroi d’un seul salaire aux fonctionnaires qui exercent plusieurs postes à la fois.
m. Nous proposons que les trois pour cent (3%) du salaire des fonctionnaires, élus, des agents de sécurité et des contractuels doivent être versés sous forme de billet de loterie. Il est possible d’assigner un numéro permanent aux souscripteurs.
n. Nous proposons l’interdiction de placer des fonds supplémentaires sur les cartes de débit au bénéfice des élus, des fonctionnaires et des policiers. Le cas échéance, il faut élever les salaires.
o. Nous proposons que l’octroi de subvention aux diplomates soit calculé suivant le coût de la vie dans les pays où ils sont accrédités. Ce programme est géré directement par le Conseil d’État.
p. Nous proposons de monopoliser les frais au bénéfice des services pas aux fonctionnaires. Plus de voiture de service ni de carburant pour les fonctionnaires et les élus. Comme il est convenu, une allocution véhiculaire est disponible sous conditions.
q. Nous proposons l’interdiction aux élus de recevoir des véhicules en provenance des Ambassades étrangères comme cela fut autrefois. Il ne faut non plus leur accorder des franchises douanières.
r. Nous proposons l’interdiction aux élus et aux fonctionnaires de se rendre dans les Ambassades sans l’autorisation du Conseil d’État.
s. Nous proposons une nouvelle classification des postes du secteur public, à savoir : poste régulier, poste politique, poste technique, poste spécial et poste temporaire. Le poste spécial se réfère à une position obtenue grâce aux faveurs accordées à certains citoyens. Par exemple un ancien élu, un ancien champion, un citoyen remarquable, une haute valeur nationale se réserve le droit de solliciter une nomination. Les postes spéciaux sont de portée moyenne.
t. Nous proposons la création d’un programme d’emploi dans le secteur public au profit de nos émigrés. Non seulement l’Etat doit se donner pour mission de rapatrier les compétences éparses, en outre il doit frayer un espace pour accueillir les stagiaires et les retraités qui souhaitent mettre leur savoir à la disposition de leur patrie.
u. Nous proposons l’interdiction aux membres d’une même famille d’occuper en même temps des postes dans la haute sphère étatique.
v. Nous proposons l’exclusion des personnes jouissant de double nationalité de la sphère élective, des postes de direction et de hautes responsabilités.
w. Nous proposons d’interdire les élus et les fonctionnaires d’État de faire des acquisitions immobilières à l’étranger.
x. Nous proposons une restriction sur le déplacement de nos responsables à l’étranger. Les élus ne sont pas autorisés à quitter le pays. La loi reconnaît les circonstances atténuantes telles que se recueillir au chevet d’un proche ou assister aux funérailles d’un parent. Ils ne peuvent non plus se faire soigner à l’étranger. Le cas échéance, ils démissionnent.
y. Nous proposons une restriction sur le déplacement de nos responsables à l’étranger. Les fonctionnaires ont droit à un (1) voyage chaque cinq (5) ans. Ils ne peuvent non plus se faire soigner à l’étranger. Le cas échéance, ils démissionnent.
z. Nous proposons la cessation de paiement aux anciens cadres du secteur public, précisément ceux qui ont occupé des postes politiques n’ont pas droit au salaire et pension. Tous les pensionnaires de l’État doivent avoir travaillé pendant le temps requis par la loi pour être le statut de pensionnaire. Cette mesure n’épargne pas les anciens élus, incluant Présidents.
aa. Nous proposons l’abolition de l’immunité accréditée aux élus, aux policiers et aux fonctionnaires.
bb. Nous proposons que la construction d’édifices publics, y compris des écoles soit soumise au concours international d’architecture. Ces réalisations constituent une source d’inspiration, un pont sur l’avenir, un modèle d’accomplissement, un exemple de grandeur et un élément de fierté.
cc. Nous proposons l’interdiction aux entités étatiques d’accorder des publicités aux agences de presse privée.
dd. Nous proposons des peines allant à jusqu’à quinze (15) ans contre toute tentative de corrompre un fonctionnaire.
ee. Nous proposons de lourdes sanctions contre l’homosexualité, la prostitution, la promiscuité, l’ivrognerie, la toxicomanie, la sorcellerie, l’empoisonnement, la calomnie dans le secteur public, le secteur académique et l’appareil sécuritaire.
F. Justice
a. Nous proposons l’application universelle de la justice haïtienne. Désormais, tout citoyen reçoit un traitement équitable par devant les tribunaux.
b. Nous proposons la création de l’Office du citoyen. L’instance a pour attribution de collecter les plaintes émises par les citoyens, pour les communiquer aux autorités compétentes. En outre, elle se penche sur le bien-être du citoyen. L’Office du citoyen fonctionne sous l’égide du Conseil d’État.
c. Nous proposons la restructuration de l’appareil judiciaire. Les juges incorrects doivent être révoqués. Comme il est convenu, les fonctions reviennent aux fils des familles établies.
d. Nous proposons l’annulation des permis des avocats, des notaires et des arpenteurs accusés de malversation.
e. Nous proposons la valorisation de la profession d’avocat. L’État doit investir dans cette carrière en sélectionnant les nobles aspirants, en finançant les études nationales et internationales, en subventionnant les cabinets. Comme il est convenu, cette fonction revient aux fils des familles établies.
f. Nous proposons l’interdiction à toute institution privée de recevoir des plaintes, de mener des enquêtes ou produire des rapports pour son compte ou celui d’une instance internationale. L’Office du citoyen, les tribunaux de proximité, les commissariats remplissent désormais cette fonction. Il est permis à la presse de collecter des griefs pour pouvoir les communiquer ensuite aux autorités compétentes. En cas d’inaction de la part des instances concernées, le quatrième pouvoir est libre de s’adresser à l’audience nationale.
g. Nous proposons la création de l’Office de la propriété. L’instance a pour attributions de procéder à la vérification des titres partant de 1957 au présent. Cette mesure n’exclut pas les pertes antérieures à cette date. L’Office de la propriété fonctionne sous l’égide de la Sûreté interne.
h. Nous proposons l’interdiction aux étrangers de faire l’acquisition de superficie supérieure à un carreau au total sur le territoire national.
i. Nous proposons l’émission de tickets aux citoyens qui auraient transgressé la loi. La valeur des amendes augmente avec le temps. Cette négligence peut entraîner la perte du droit civil.
j. Nous proposons des peines allant jusqu’à 10 ans contre la diffamation.
k. Nous proposons à la justice de revoir les types de sanction : avertissement, perte de droit civil, indemnisation, exil interne, exil externe, emprisonnement. La perte de droit civil inclut perte de liberté d’expression, liberté de déplacement, du droit au travail, du droit de vote, du droit de procession, du droit de conduire, de licence professionnelle. Alors, le juge a pour devoir d’agencer la perte du droit civil à la gravité du tort causé. Celui qui a fait le choix de l’exil externe doit être appréhendé dès qu’il touche le sol national. Celui qui est frappé d’exil interne est forcé de vivre dans le périmètre qu’on lui assigne.
l. Nous proposons la construction de dix (10) prisons modernes à travers le pays. Les prisonniers ont accès au programme académique et vocationnel avec la possibilité de travailler dans les ateliers de production.
m. Nous proposons la création d’un régime carcéral à trois niveaux : privé, semi-privé, public. L’incarcération doit traduire la hauteur du verdict.
n. Nous proposons l’accommodement juridique à savoir le recours à la liberté conditionnelle. Un condamné peut être libéré après avoir purgé une partie de sa peine. Pour bénéficier du programme, les demandes doivent être entérinées par la Présidence, e Conseil d’État, la Sûreté interne. La demande de liberté conditionnelle doit être formulée par le Conseil national de justice sous une requête de la cour.
o. Nous proposons la restauration de l’âge de majorité à 21 ans, comme cela fut autrefois.
p. Nous proposons la fermeture des Maisons de tolérance ou Motels dans les quartiers résidentiels. En effet, il faut cesser d’imposer aux familles l’hérésie des mœurs.
q. Nous proposons d’interdire l’emménagement de couple homosexuel, pour éviter d’offenser le voisinage.
r. Nous proposons l’interdiction d’organiser des séances sexuelles avec des personnes du même genre ou des animaux. Ces mesures s’étendent aussi au domaine privé. En cas de transgression, il est du devoir du citoyen de rapporter les contrevenants.
s. Nous proposons d’élever l’homosexualité ouverte au niveau de délit. Tout établissement lié à cette pratique doit être fermé : bar, hôtel, restaurant, club, association, plage ; les exhibitionnistes doivent être poursuivis.
t. Nous proposons de traquer l’homosexualité dans la globosphère haïtienne. S’ils résident à l’étranger, les animateurs de ces émissions seront déférés à la justice dès leur descente d’avion. Les homosexuels ne doivent être exclus des programmes de subventions publiques.
u. Nous proposons l’interdiction aux homosexuels de travailler dans le secteur public, l’enseignement, la presse, la santé et la jurisprudence. Ils ne doivent non plus être en contact avec des groupes de jeunes.
v. Nous proposons un contrôle sévère de la globosphère haïtienne. Les vidéographies en ligne autant que les émissions doivent être régulées. Ces restrictions vont favoriser l’émersion d’une forme d’élitisme.
w. Nous proposons à la justice haïtienne de sanctionner les écarts de langage, les images révoltantes, la grossièreté, la diffamation qui polluent le Net. Si l’offenseur réside à l’étranger, il sera poursuivi dès qu’il touche le sol national. Dans un premier temps, des mises en garde lui seront adressées avant que le verdict ne soit prononcé.
x. Nous proposons l’interdiction de publier des vidéographies en violation du droit d’auteur. Si les contrevenants résident à l’étranger, ils doivent être poursuivis dès qu’ils touchent le sol national.
y. Nous proposons l’interdiction de jouer la Rap musique sur les ondes, de 7 Am à 7 Pm.
z. Nous proposons l’interdiction des émissions en créole sur les ondes, de 7 Am à 7 Pm.
aa. Nous proposons la poursuite contre les vulgarités et les obscénités sur les ondes.
bb. Nous proposons une restriction sur le déplacement des citoyens à l’étranger. Un Haïtien a droit à un (1) voyage sur cinq (5) ans. Le cas échéance, pour chaque sortie l’intéressé paie une indemnité égale au prix du billet d’embarquement.
G. Sécurité
a. Nous proposons d’accorder au Conseil national de sécurité la supervision de l’ensemble de l’appareil sécuritaire.
b. Nous proposons la restructuration des Corps de sécurité présidentielle et parlementaire. Néanmoins, le Corps de sécurité judiciaire doit être établi pour assurer la protection des juges et des tribunaux.
c. Nous proposons le remplacement des compagnies de sécurité privée par une entité publique, soit l’Unité communautaire de la Police municipale.
d. Nous proposons l’interdiction de toutes fonces militaires ou policières sur le sol nationale, sans l’approbation du Parlement, de la Présidence, du Conseil d’État et de la Sûreté interne. L’effectif des forces en question, la durée de la mission doivent être connus lors de la validation.
e. Nous proposons la dissolution de l’Armée haïtienne. Nos militaires ont assisté impassiblement à toutes les invasions. Ils se montraient indifférents quand les Dominicaines ont massacré les 37 mille de nos compatriotes. L’armée excelle dans le renversement des gouvernements, le contrôle des élections, la répression de la population civile, le transport du stupéfiant. Nos militaires ont joué un rôle instrumental dans le soutien des dictatures passées. Qui est-ce qui torturait les prisonniers politiques aux Casernes Dessalines ? Qui est-ce qui exécutaient nos fils au Fort Dimanche? Nos gendarmes sont les auteurs du massacre de la Ruelle Vaillant, de St Jean Bosco et de Fort Dimanche. En 1957, l’Armée a exécuté plus de dix mille partisans du Président Daniel Fignole, dit-on. Certains croient que nos forces armées comptent plus de trente cinq (35) coups d’état à leur actif. En 1986, l’Armée a parrainé des groupes paramilitaires, comme le Fraph, les Attachés, les Zinglindos. A chaque journée de manifestation, on ramassait plus d’une trentaine de cadavres dans les rues de la Capitale. Jusqu’au jour de sa démobilisation qui a eu lieu en 1994, trente trois (33%) du budget national étaient consacrés à l’Armée. Maintenant, nous devons choisir entre le gendarme et l’enseignant; une caserne et un hôpital.
f. Nous proposons la création d’une milice dans les villes frontières, avec un effectif de 25.000 hommes. A ce point, l’Unité BSAB doit être dissoute.
g. Nous proposons l’application de sanctions drastiques contre l’excès de zèle de nos forces de l’ordre. En effet, dès sa création, la police expose ouvertement ses brutalités, sa criminalité et ses tendances totalitaires. Nous savons tous qu’ils sont impliqués dans le viol, l’escroquerie, l’enlèvement et l’exécution sommaire. Les contrevenants doivent être déférés à la justice sans tenir compte de leur unité ni de leur grade. Chaque menace d’intimidation doit être blâmée, chaque écart doit être redressé, chaque tire doit est justifié, chaque arrestation doit être mandatée, chaque meurtre doit être condamné.
h. Nous proposons l’établissement de dix (10) académies de police à travers le pays. Les académies de police sont autonomes. L’État octroie des bourses et des prêts académiques. Les diplômés des Académies de police ne sont pas automatiquement recrutés. Ils doivent soumettre un formulaire d’emploi auprès du Conseil national de sécurité.
i. Nous proposons d’échafauder le programme de l’Académie de police sur trois niveaux : élémentaire, moyen, supérieur. Le niveau supérieur prépare les futurs cadres dirigeants de l’appareil sécuritaire. Ce programme de maîtrise enrôle les licenciés en droit, génie, administration, économie, politique, diplomatie, histoire, philosophie, psychologie, anthropologie, littérature etc. Comme il est convenu, le niveau supérieur de la formation policière est réservé aux membres des familles établies.
j. Nous proposons de meilleurs traitements pour nos agents de sécurité. Un policier signe un contrat de trois (3) années renouvelables. Il bénéficie d’une augmentation salariale de trois pour cent (3%) tous les deux ans. En outre, les agents doivent avoir accès aux soins de santé gratuits ainsi que sept membres de leur famille. Ce programme couvre les consultations, les traitements, les internements, les prescriptions.
k. Nous proposons trois types d’assurance au bénéfice des forces de sécurité. L’assurance de vie primaire est attribuée gratuitement à tous les agents des forces de l’ordre. En cas de décès, les proches de la victime reçoivent une prime équivalant à $50.000 dollars américains. Pour l’assurance de vie secondaire, l’assuré doit verser une contribution mensuelle. En cas de décès, les proches de la victime empochent la prime convenue. Il faut noter que, ce type d’assurance offre plusieurs prestations. Troisièmement, l’assurance de sévices s’octroie gratuitement. L’État s’engage à verser des compensations aux agents blessés ou accidentés au cours de leur mission. Les primes varient avec les cas.
l. Nous proposons un programme de prise en charge des enfants des policiers tués en finançant leur éducation. En outre, le salaire du défunt doit être versé à ses proches jusqu’à ce que le benjamin ait atteint ses vingt (25) ans.
m. Nous proposons d’armer les agents de police à l’aide de simples pistolets. Seules les Unités d’intervention ou tactiques sont autorisées à manier les armes de guerre.
n. Nous proposons l’interdiction de vente d’arme et de munition sur le territoire national.
o. Nous proposons le désarmement général en interdisant aux civils et aux acteurs non étatiques de porter des armes.
p. Nous proposons l’épuration de nos Forces de sécurité. Les agents maudits autant que leur chef doivent être révoqués, voire traduits en justice.
q. Nous proposons le renvoi des anciens responsables de police. En outre, ces derniers ne doivent avoir accès à aucun salaire ni assistance. Ils peuvent être affectés à des postes subalternes, tels que inspecteur, conseiller avec la possibilité d’intégrer le secteur public.
r. Nous proposons l’interdiction d’enrôler les femmes dans l’appareil sécuritaires.
s. Nous proposons l’insertion des sports, des jeux et des tournois dans la sphère sécuritaire.
H. Economie & Finances
a. Nous proposons la restructuration du système bancaire national. Désormais, la loi reconnaît trois types d’établissements financiers : la Banque centrale, les Banques étrangères, les Banques publiques, en l’occurrence régionales et municipales. Pendant que la Banque centrale exerce ses prérogatives traditionnelles, les Banques régionales se spécialisent dans l’hypothèque, la petite et la moyenne entreprises. Les Banques municipales renflouent le programme de micro crédits, garnissent les caisses populaires, pourvoient aux coopératives, administrent le programme de prêts aux travailleurs. C’est la seule façon de réduire le chômage à court et à moyen termes.
b. Nous proposons l’étatisation des banques privées ; mais, les banques étrangères sont exonérées.
c. Nous proposons l’application d’un montant annuel sur les comptes des citoyens ouverts dans les banques étrangères.
d. Nous proposons pour la stabilisation de la gourde, d’établir une parité avec le dollar américain sur une durée de cinq années renouvelables.
e. Nous proposons l’interdiction de toute transaction en devise étrangère sur le territoire national. Aujourd’hui, même nos médecins exigent d’être payés en dollar américain. La circulation des devises étrangère porte atteinte à la souveraineté nationale.
f. Nous proposons l’utilisation des frais accotés aux transferts et à l’achat de chèque pour le remboursement de la dette publique.
g. Nous proposons à l’État de créer d’autres sources de revenus. En réalité, l’espace économique national échappe aux rigueurs fiscales. Le système néglige de collecter plus de soixante quinze pour cent (75%) de ses recettes, soit en l’absence d’un mécanisme de contrôle ou par souci d’exonérer le clientélisme politique.
h. Nous proposons la création de nouvelles taxes au bénéfice de l’éducation, de la santé et de la sécurité.
i. Nous proposons l’imposition du secteur informel. Des permis doivent être octroyés. Les vendeurs de rue doivent payer leurs redevances. Un programme d’encadrement et d’accompagnement doit être établi pour pouvoir incorporer le secteur informel dans une structure formalisée.
j. Nous proposons la refonte du programme d’assurance de vieillesse, communément appelé (ONA). Désormais, les fonds de pension sont opérés par les Banques régionales.
k. Nous proposons l’étatisation des minoteries, des cimenteries, des sucreries, des compagnies de téléphone et d’assurance, l’accès au Net ; le gaz propane et les produits pétroliers tombent aussi dans cette rubrique.
l. Nous proposons l’abolition des monopoles économiques. Les sociétés se régénèrent à travers les compétitions. Il n’existe aucune justification d’accorder des privilèges à un groupe au détriment d’un autre.
m. Nous proposons la prohibition du monopole privé dans tous les domaines. Par contre, le Parlement détient le privilège d’accorder des permis d’exploitation à certains secteurs avec l’aval de la Présidence, du Conseil d’État, de la Sûreté interne, du Conseil national de justice et d’autres instances concernées.
n. Nous proposons la promotion du Tourisme. Il faut accorder des permis de construction et d’exploitations aux compagnies touristiques internationales pour une durée de vingt cinq (25) ans. Le cas échéant, l’État peut retenir une part des actions sous une forme de partenariat.
o. Nous proposons l’étatisation de tous les ports du pays ainsi que du littoral.
q. Nous proposons la création d’un programme de crédit bancaire au profit des travailleurs, avec une période de grâce de trois (3) mois. L’accès aux prêts représente un droit naturel pour un travailleur.
r. Nous proposons la création d’un programme de crédit bancaire au profit des employés du secteur public incluant les contractuels, avec une période de grâce de six (6) mois.
s. Nous proposons la création d’un programme de crédit bancaire au profit des enseignants du secteur public et privé, avec une période de grâce d’une (1) ans.
t. Nous proposons la création d’un programme crédit bancaire au profit des agents de sécurité, avec une période de grâce de deux (2) ans.
u. Nous proposons que les intérêts attachés aux prêts soient agencés avec la durée du remboursement.
V. Nous proposons un système de remboursement de prêts à trois niveaux : court, moyen et à long termes.
w. Nous proposons un emprunt externe équivalent à trois (3) Billions de dollars américains au taux de 00.50 % échelonné sur cinq (5), payable en trente (25) ans. Les fonds seront octroyés aux secteurs suivants : 700 Millions pour initier la construction en province d’une ville moderne, faite de gratte-ciel ; 500 Millions pour l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’industrie agro-alimentaire ; 500 Millions pour l’industrie du tourisme, aménagement des plages, construction d’hôtels; 500 Millions pour les Banques publiques ; 500 M. pour le transport routier, aérien et maritime; 200 Millions pour l’infrastructure ; 50 M pour le développement de l’artisanat. Ce prêt sera remboursé par les frais récoltés sur les transferts et les bénéfices qui découlent de l’ensemble du projet. Il faut noter que nos émigrés disposent de ces capitaux. Par contre, puisque le pays est mal géré, peu organisé, il est difficile d’exploiter cette potentialité. Mêmes, les établissements financiers internationaux ne vont pas risquer des fonds dans notre pandémonium.
x. Nous proposons l’annulation des zones franches. Cette pratique conduira à la perte d’une partie de notre territoire. A noter, que toutes les zones franches ont été créées près de la frontière avec la République voisine.
y. Nous proposons, la vérification des bornes frontalières. Apparemment, nos voisins de l’est déplacent astucieusement les leurs.
z. Nous proposons l’interdiction d’importer des objets usés tels que : vêtement, sous-vêtement, drap, oreiller, lunettes, chaussettes, mouchoir, matelas, gants, conforter, perruque, tresse.
aa. Nous proposons d’interdire l’usage des bouteilles, des plats et des sachets en polyacétylène. Le cas échéant, il faut les recycler.
I. Éducation & Société
a. Nous proposons de faire du français l’unique langue officielle de la nation. Cette mesure rehausse le niveau académique, facilite les échanges culturels internationaux au moment où les peuples se rapprochent que nous autres reculons. En outre, la maîtrise du français est une profession rentable : rédacteur, réviseur, interprète, enseignant. L’État doit créer un programme couronné de licences. Des concours doivent être organisés pour motiver nos jeunes. Pour conclure, il est impossible d’architecturer un projet d’intégration sociale sans la vulgarisation universelle de la langue française, quand nous savons bien que les bibliothèques de quartier symbolisent le pivot du programme.
b. Nous proposons que des cours de conversation française, des classes d’écriture, de dessin et de musique classique soient institués dès le cycle primaire dans notre programme académique.
c. Nous proposons une profonde révision du métier d’enseignant. Pour répondre à cette question, l’État doit créer un programme étayé sur plusieurs niveaux. Premièrement, il s’agit de détecter les jeunes talents pour les prodiguer l’encadrement approprié. Deuxièmement, il faut accorder des bourses d’études nationales et internationales aux membres de cette sélection. En fin, les détenteurs de maîtrise universitaire qui émanent de cette sélection ont droit à une allocation mensuelle pour compenser leur salaire officiel. Chaque trois ans, cette allocation doit subir une augmentation de cinq pour cent (5%). En plus de logement social, les favorisés doivent bénéficier d’une assurance de santé gratuite pour tous les membres de leur famille, tout en ayant accès aux prêts bancaires. Ce programme est ouvert aux membres des familles établies.
d. Nous proposons une meilleure organisation de l’instruction publique. L’État doit créer des établissements académiques spécialisés. Le programme de redressement académique regroupe les élèves qui éprouvent du mal à apprendre. Le programme de redressement social réunit les élèves qui souffrent de troubles psychologiques, de confusions mentales et de délinquance juvénile. Le programme d’allocation scolaire prête assiste aux élèves qui sont financièrement dépourvus. Le programme d’excellence académique gratifie les élèves qui jouissent d’un quotient intellectuel élevé. Le programme d’assistance physique accueille les élèves handicapés.
e. Nous proposons la révision universelle des ouvrages didactiques. En outre, il faut modifier la mission de l’école haïtienne.
f. Nous proposons à l’État de s’engager dans la construction d’établissements scolaires à l’intention du secteur privé. Ce Consortium sera dirigé par un Conseil nommé par le Parlement. En retour, ce dernier versera ses profits aux finances publiques. Cette mesure vise la réduction des écoles privées, misérablement instituées.
g. Nous proposons la création d’une Université autonome. L’instance sera dirigée par un Conseil nommé par le Parlement. Cette résolution est dictée par le fait que les familles haïtiennes sont assez riches pour envoyer leurs membres étudier à l’étranger. S’il existe un marché, pourquoi ne pas l’exploiter ? Il faut instrumentaliser cette demande pour développer le système universitaire national, afin de recevoir à notre tour des étudiants étrangers, comme cela fut autrefois. Dans l’ensemble, certains étudiants recevront des bourses, d’autres auront accès aux prêts bancaires pour financer leurs études.
h. Nous proposons la professionnalisation du monde académique. Dès son admission, l’étudiant doit pouvoir envisager son intégration au marché du travail. Les programmes de stage, d’emplois temporaires doivent être institués. Dans un partenariat avec le secteur privé, l’État doit publier un bulletin sur les offres d’emploi, les promotions et les vacances.
e. Nous proposons la Construction sept (7) villages universitaires à travers le pays.
j. Nous proposons la création de Centres de formation industrielle et des ateliers de production. Des prêts doivent être mis à la disposition de nos inventeurs. Des expositions doivent être organisées. Un catalogue doit être publié, des débouchés sur le marché local et international doivent être trouvés.
k. Nous proposons un code vestimentaire pour l’espace académique, en interdisant tatouage, tennis, jeans, pantalons troués, collant, robe décolletée, casquette, tennis, visage perforé, crâne rasé, cheveux tressés pour les garçons, cheveux coloré en couleur criarde. En outre, il faut persécuter l’homosexualité, la prostitution, la promiscuité, la violence, la mendicité, le stupéfiant, la grossièreté dans l’espace académique.
l. Nous proposons la construction de quinze (15) Centres d’accueil pour les garçons, dix (10) pour les filles à travers le pays.
m. Nous proposons la fermeture des cliniques d’insémination artificielle, tout en privilégiant le programme de contraception. Haïti doit tout faire pour réduire la croissance démographique.
n. Nous proposons la promotion de la classe haïtienne. Les familles établies sont mieux placées pour récolter les avantages qu’offre le système politique. Puisqu’elles ont un passé, elles disposent autant d’un futur.
o. Nous proposons un Programme d’excellence féminine dans le domaine artistique, sportif, entreprenarial, journalistique et culturel. Des tournois et des concours doivent être organisés ; des fonds doivent être octroyés. Ce programme inclut la construction de lycées, d’écoles vocationnelles, d’universités strictement réservés au second sexe. Tout en dénonçant le féminisme, la femme haïtienne doit être plus visible et plus entreprenante sur la scène nationale.
p. Nous proposons à l’État d’octroyer des licences pour la pratique de certaines professions. Ces licences sont attribuées aux lauréats qui ont subi des examens en médecine, pharmacie, droit, génie, comptabilité, secrétariat, réception et autres afin de s’assurer que le monde professionnel évolue dans les normes convenues. Néanmoins, ces licences doivent être enlevées en cas de malversation.
q. Nous proposons la réactivation de notre programme olympique. Nos jeunes doivent s’initier au niveau des écoles, dès le cycle primaire.
r. Nous proposons l’adoption de normes cadastrales pour nos villes. Toute construction nécessite une certaine dimension de terrain, une certaine rigueur dans l’alignement et la hauteur. Les maisons doivent épouser plus ou moins un style collectif.
s. Nous proposons de faire de l’infrastructure le portail de l’intégration. Il faut construire des conservatoires, des académies, des musées, des bibliothèques, des salles de théâtre, des gymnasiums, des terrains de jeux, des parcs, des jardins, des librairies, des kiosques, des galeries d’art. Les librairies et les galeries doivent être subventionnées.
t. Nous proposons la création d’une compagnie de transport public équipée d’autobus, de trains, de tramways, de téléphériques, d’hélicoptères, d’avions et de bateaux. L’essentiel du transport national sera étatisé. Les écoliers, les retraitées, les personnes handicapées bénéficieront d’une réduction de prix.
J. Agriculture
a. Nous proposons initialement la création du Ministère de la paysannerie. Cette instance a pour attributions d’assister le monde rural face à ses défis quotidiens, tels que absence de services de base, d’infrastructure, d’école, d’hôpital, de système de transport, d’emploi et de présence gouvernementale. Le Ministère de la paysannerie doit procéder à l’intégration de l’arrière-pays dans la vie nationale en s’appuyant sur la potentialité de cet univers tabou. Il ne s’agit pas de subventionner la province, mais de rendre l’arrière-pays rentable à travers un programme de production et d’intégration économique.
b. Nous proposons initialement l’octroie d’un prêt équivalent à cinq cents Million de dollars ($500.000.000) au profit de l’agriculture. Les usines dormantes seront relancées, l’industrie agro-alimentaire sera implantée, l’agriculture sera orientée en partie vers l’exportation.
c. Nous proposons la création d’un programme de crédit bancaire au profit de l’agriculture, de l’élevage et de l’artisanat.
d. Nous proposons l’établissement de prêteurs dans le monde rural. Les Banques publiques vont parrainer des particuliers, des banquiers, des cambistes à travers un programme de prêts en amont contre un faible taux d’intérêt. Ces derniers ont pour fonction de faire circuler des capitaux dans le monde rural.
e. Nous proposons un système d’impôt rural. Les animaux, les champs, l’artisanal, la médecine traditionnelle seront taxés. Premièrement, ces mesures visent à incorporer les paysans dans le système économique national. Deuxièmement, elles représentent un prérequis pour l’abstention de prêts et des subventions.
f. Nous proposons la création d’un programme d’encadrement et d’accompagnement pour nos planteurs.
g. Nous proposons une meilleure gestion du déplacement des travailleurs agricoles sur le territoire national.
h. Nous proposons la création de sept (7) fermes agricoles publiques sur le modèle de ODVA.
i. Nous proposons la relance des cultures traditionnelles, telles que le coton, le café, le cacao, la canne à sucre, la figue banane, tout en amplifiant la production du sorgho, moringa, soja, tournesol et d’autres plantes oléagineuses.
j. Nous proposons d’enseigner aux paysans les techniques du tissage comme elles sont répandues en Inde et des nations africaines.
k. Nous proposons la construction de pistes d’hélicoptère dans toutes les sections communales pour faciliter le transport des denrées.
l. Nous proposons la construction de téléphériques pour désenclaver les localités inaccessibles.
m. Nous proposons la sauvegarde du monde rural en opposition à la corruption des villes.
n. Nous proposons l’enregistrement officiel des planteurs, des éleveurs, des pêcheurs, des artisans et des guérisseurs du monde rural.
o. Nous proposons la création de débouchés pour nos produits agricoles sur le marché international.
p. Nous proposons la promotion de la production nationale. Nous devons réduire à quatre vingt pour cent (80%) nos volumes d’importation alimentaire au cours des cinq (5) prochaines années.
q. Nous proposons d’initier le programme de reconstruction nationale à partir de l’arrière-pays, à travers une décentralisation méthodique.
r. Nous proposons l’application d’une politique douanière intransigeante afin de protéger la production nationale.
s. Nous proposons la création d’un programme de relogement de la Capitale en province. Les familles seront subventionnées pendant trois ans.
t. Nous proposons la création de zones interdites à la construction. Définitivement, les zones agricoles, spécialement nos plaines doivent être protégées.
K. Règlement électoral
a. Nous proposons que le décret électoral soit élaboré par le Conseil d’État avant d’être acheminé à l’Institut électoral national.
b. Nous proposons que l’annonce des résultats électoraux rentre dans les prérogatives du Conseil d’État.
c. Nous proposons à ce que tout candidat aux postes électifs répondent aux critères suivants : origines, finances, culture, université, carrière, renom, prestance, éthique, ethnicité africaine, parfaite maîtrise orale et rédactionnelle du français. Tout en esquivant la pléthore, il faut favoriser l’élitisme aux postes électifs.
d. Nous proposons la disqualification des personnalités suivantes de la course électorale : artiste, sportif, journaliste, évangéliste, binational, handicapé, vieillard, déclassé, homosexuel, prostituée, polygame, pervers. Certainement, tout candidat représentant des intérêts étrangers, allié de l’oligarchie, vulgarisateur d’idéologie contraire à la bonne cause, auteur d’envolées populistes soit exclu de la course.
e. Nous proposons l’application d’une limite à l’éligibilité. Un élu ne peut exercer qu’un mandat au cours de sa carrière politique. Ces considérations sont justifiées par le fait que chaque citoyen se croit éligible.
f. Nous proposons la création de zones électorales, c’est-à-dire l’espace où les urnes sont disposées et disponibles. Les régions inaccessibles du pays doivent être exclues du processus électoral. En allégeant la machine électorale, cette mesure limite les possibilités de fraudes, accélère le résultat des urnes, allège le poids du budget électoral.
g. Nous proposons l’interdiction à toute entité publique, privée ou étrangère de financer les candidatures. Ce privilège est réservé à l’Institut électoral national.
h. Nous proposons une limitation au droit de vote de 27 à 77 ans. Comme il est dit récemment, cette mesure contribue à l’assainissement du climat électoral. Avant tout, l’élection ne s’établit pas sur la ruée du nombre. Elle est plutôt une affaire de conscience.
i. Nous proposons la dissolution des partis et des associations politiques. Désormais, tout candidat jouit d’un statut indépendant. Actuellement, le pays compte plus de 700 partis. Source d’instabilité, objet de division, les partis politiques représentent une menace à la démocratie.
j. Nous proposons que nos actuels responsables politiques aussi bien que les anciens soient exclus pour dix (10) ans des affaires publiques. Cette mesure prépare l’entrée en scène de « l’élite politique émergeante ».
k. Nous proposons que les postes électifs reviennent aux membres des familles établies. Comme il est convenu, dans les paragraphes antérieurs.
l. Nous proposons l’annulation de la candidature de tout aspirant dont un proche parent occupe une haute fonction dans l’appareil d’État.
m. Nous proposons l’interdiction aux membres d’une même famille de se succéder dans des postes électifs. Ces restrictions doivent être relaxées tous les vingt (25) ans. Il faut noter que dans certaines régions du pays quelques familles monopolisent le pouvoir.
n. Nous proposons l’interdiction aux candidats de mener campagne à l’étranger. Tout candidat doit prouver qu’il n’a pas quitté le pays au cours des cinq (5) années précédant le scrutin.
o. Nous proposons au Conseil électoral national de permettre à nos émigrés et nos diplomates de participer aux élections. C’est la seule façon de jeter un pont entre les deux rives pour faciliter les échanges et les investissements. Nos émigrés sont en mesure d’avancer les fonds nécessaires au démarrage des travaux de la reconstruction nationale. D’ailleurs, la construction du Canal de Wanamenthe illustre cette possibilité.
p. Nous proposons un ensemble de mesures pour la participation de nos ressortissants au processus électoral. Premièrement, les joutes électorales peuvent être placées dans nos Consulats. Deuxièmement, les intéressés peuvent rentrer au pays pour remplir leurs devoirs citoyens. Troisièmement, le vote peut être tenu à distance. Tout commence par l’enregistrement : l’identité de l’électeur, sa preuve d’émigration. Ce vote doit être anticipé d’un mois sur le calendrier régulier mais sera annoncé à la fermeture des urnes régulières.
q. Nous proposons que dans le futur, les élus qui eussent eu bouclé leur mandat eussent droit à des postes de portée moyenne dans le secteur public.
r. Nous proposons des peines allant jusqu’à quinze (15) ans pour faux dossier électoral.
RÉCAPITULATION
L. Nouvelle division administrative
a. Nous proposons un redécoupage du territoire national en trois (3) Régions, puis l’édification d’un Gouvernement régional au niveau de chaque (1) Région.
b. Nous proposons la division d’une Région en trois (3) Départements ou Municipalités, puis l’édification neuf de (9) Gouvernements Municipaux, au total.
M. Les nouvelles instances de contrôle
a. Nous proposons la création du Conseil d’État.
b. Nous proposons la création de la Sûreté interne.
c. Nous proposons la création de la Cour constitutionnelle.
d. Nous proposons la création du Conseil suprême national.
e. Nous proposons la création du Conseil national de sécurité.
f. Nous proposons la création du Conseil national de justice.
g. Nous proposons la création de l’Institut national des finances.
h. Nous proposons la création de l’Institut national de l’audit.
e. Nous proposons la création de l’Institut de gestion de la fonction publique.
j. Nous proposons la création de l’Institut national des services.
k. Nous proposons la création du Service de réparation & de maintien des équipements publics.
l. Nous proposons la création de l’Institut national des ressources humaines.
m. Nous proposons la création de l’Office national de l’ésotérisme.
n. Nous proposons la création de l’Office national de l’excellence citoyenne.
o. Nous proposons le plébiscite de « l’Élite politique émergeante ».
p. Nous proposons la rédaction d’une Nouvelle Constitution.
q. Nous proposons la sauvegarde des articles de la Constitution de 1987 qui garantissent la souveraineté nationale.
N. Le pouvoir exécutif
a. Nous proposons une modification du modèle exécutif, soit un Conseil présidentiel de trois (3) membres.
b. Nous proposons l’abolition des prérogatives présidentielles dans le domaine judiciaire, sécuritaire et financière.
c. Nous proposons d’attribuer à présidentielle, l’ensemble des nominations du secteur public avec l’aval du Conseil d’État.
d. Nous proposons au Conseil d’État de préparer les listes nominales avant de les soumettre à l’appréciation de la Présidence.
e. Nous proposons que toutes les nominations présidentielles soient entérinées par le Parlement, incluant les membres son cabinet privé présidentiel.
f. Nous proposons la création du Ministère de la paysannerie.
g. Nous proposons la création du Ministère des affaires familiales.
h. Nous proposons la réduction du cabinet ministériel à sept (7) sièges.
i. Nous proposons l’abolition de la Primature.
j. Nous proposons l’abolition de la formule de « gouvernement de concorde ».
k. Nous proposons à ce que tout contrat soit avalisé par la Présidence, le Parlement, le Conseil d’État et la Sûreté interne.
l. Nous proposons à l’État haïtien d’adopter le statut de neutralité lors des votes effectués aux Nations Unies autant à l’OEA.
m. Nous proposons la réduction de nos missions diplomatiques à l’étranger comme nos effectifs consulaires.
n. Nous proposons l’abolition du statut des consuls honoraires sur le territoire national.
o. Nous proposons la révision de tous les traités et accords internationaux.
p. Nous proposons l’application d’une limite dans le déplacement de nos responsables à l’étranger.
q. Nous proposons le rôle de relais que les Gouvernements régionaux doivent jouer entre le Gouvernement central et le Gouvernements municipaux.
r. Nous proposons que les autorités des Gouvernements municipaux s’étendent aux domaines suivants : justice, sécurité, économie, éducation, environnement, agriculture, tourisme, sports, arts, loisir, logement. Une Agence de presse municipale doit être créée dans chaque juridiction. Celle-ci inclut radio, télévision, papier et numérique.
O. Le pouvoir législatif
a. Nous proposons la délégation du pouvoir politique au Parlement.
b. Nous proposons le modèle monocaméral pour le Grand corps.
c. Nous proposons la réduction des sièges du Parlement à vingt sept (27).
d. Nous proposons l’adoption de mesures disciplinaires contre l’absentéisme parlementaire.
P. Justice
a. Nous proposons la restructuration de l’appareil judiciaire.
b. Nous proposons l’annulation des permis des avocats, des notaires et des arpenteurs accusés de malversation.
c. Nous proposons la valorisation de la profession d’avocat.
d. Nous proposons l’interdiction à toute institution privée ou internationale de recevoir des plaintes, de mener des enquêtes ou produire des rapports pour son compte ou celui d’un tiers.
e. Nous proposons initialement la création de l’Office du citoyen.
f. Nous proposons la création de l’Office de la propriété, organisme qui a pour attributions de protéger et récupérer les titres perdus.
g. Nous proposons l’interdiction aux étrangers de faire l’acquisition de superficie supérieure à un carreau au total sur le territoire national.
h. Nous proposons l’émission de tickets aux citoyens qui auraient transgressé la loi.
e. Nous proposons des peines allant jusqu’à 10 ans contre la diffamation.
j. Nous proposons à la justice de redéfinir les types de sanction : réprimande, perte de droit civil, indemnisation, exil interne, exil externe, emprisonnement.
k. Nous proposons la construction de quinze (10) prisons modernes à travers le pays.
l. Nous proposons la création d’un régime carcéral à trois niveaux : privé, semi-privé, public. L’incarcération doit être justifiée par la gravité du verdict.
m. Nous proposons la restauration de l’âge de majorité à 21 ans.
n. Nous proposons la fermeture des Maisons de tolérance ou Motels dans les quartiers résidentiels.
o. Nous proposons l’interdiction d’organiser des séances sexuelles avec des personnes du même genre ou des animaux.
p. Nous proposons d’élever l’homosexualité ouverte au niveau de délit.
q. Nous proposons l’interdiction aux homosexuels de travailler dans le secteur public, l’enseignement et la presse. Ils ne doivent non plus être en contact avec des groupes de jeunes. Les personnes de la sorte sont exclues de tout programme de subvention.
r. Nous proposons une restriction sur le déplacement des citoyens à l’étranger. Moyennant, ils payent une indemnité.
s. Nous proposons d’interdire la diffusion des émissions en créole, comme la transmission de la musique Rap sur les ondes de 7 Am à 7 Pm.
t. Nous proposons des poursuites judiciaires contre les vulgarités et les obscénités sur les ondes, comme dans la globosphère haïtienne.
Q. Sécurité
a. Nous proposons au Conseil national de sécurité de superviser l’ensemble des forces de sécurité nationales.
b. Nous proposons la création de la Police régionale dont le commandement soit assuré par le Gouvernorat.
c. Nous proposons la création de la Police municipale, dont le commandement soit assuré par la Municipalité.
d. Nous proposons la création du Corps de sécurité judiciaire pour assurer la protection des juges et des tribunaux.
e. Nous proposons le remplacement des compagnies de sécurité privée par une entité publique, soit l’Unité de sécurité communautaire.
f. Nous proposons la création d’une milice dans les villes frontières, avec un effectif de 25.000 hommes.
g. Nous proposons l’interdiction de toutes fonces militaires ou policières sur le sol nationale, sans l’approbation du Parlement, de la Présidence, du Conseil d’État et de la Sûreté interne.
h. Nous proposons le désarmement général en interdisant aux civils et aux acteurs non étatiques de porter des armes. La vente d’arme et de munition est déclarée illégale.
i. Nous proposons l’exclusion des femmes dans l’appareil sécuritaire.
j. Nous proposons la dissolution de l’Armée haïtienne.
k. Nous proposons l’application de sanctions drastiques contre l’excès de zèle de nos forces de l’ordre.
l. Nous proposons le renvoi des anciens responsables de police.
m. Nous proposons l’établissement de dix (10) académies de police à travers le pays.
n. Nous proposons de meilleurs traitements pour nos agents de sécurité.
o. Nous proposons un système de crédit bancaire et d’assurance au profit de nos agents de sécurité
R. Economie & Finances
a. Nous proposons la création des Banques publiques, en l’occurrence Régionale et Municipale.
b. Nous proposons l’étatisation des banques privées.
c. Nous proposons l’application d’un montant annuel sur les comptes des citoyens ouverts dans les banques étrangères.
d. Nous proposons l’établissement d’une parité de la gourde avec le dollar américain.
e. Nous proposons l’interdiction de toute transaction en devise étrangère sur le territoire national.
f. Nous proposons que les frais accotés aux transferts et à l’achat de chèque soient utilisés pour le remboursement de la dette publique.
g. Nous proposons la création de nouvelles taxes au bénéfice de l’éducation, de la santé et de la sécurité.
h. Nous proposons l’imposition du secteur informel. Des permis doivent être octroyés.
e. Nous proposons la refonte du programme d’assurance de vieillesse (ONA).
j. Nous proposons l’étatisation des minoteries, des cimenteries, des sucreries, des compagnies de téléphone et d’assurance, l’accès au Net ; le gaz propane et les produits pétroliers tombent aussi dans cette rubrique.
k. Nous proposons l’abolition des monopoles économiques en faveur de la compétition.
l. Nous proposons l’étatisation de tous les ports du pays ainsi que du littoral.
m. Nous proposons la réouverture de la Régie nationale du commerce.
n. Nous proposons la création d’un programme de crédit bancaire au profit des enseignants, des fonctionnaires, des policiers et des travailleurs haïtiens.
o. Nous proposons un emprunt externe équivalent à trois (3) Billions de dollars américains au taux de 00.50 % échelonné sur cinq (5), payable en trente (25) ans.
p. Nous proposons l’annulation des zones franches.
q. Nous proposons, la vérification des bornes frontalières.
r. Nous proposons l’interdiction d’importer des vêtements usés.
s. Nous proposons l’interdiction de l’usage des bouteilles, des plats et des sachets en polyacétylène. Le cas échéant, il faut les recycler.
S. Éducation & Société
a. Nous proposons de faire du français l’unique langue officielle de la nation.
b. Nous proposons l’introduction de cours d’un programme de conversation française, de rédaction, de dessin et de musique classique au niveau du cycle primaire.
c. Nous proposons une revaloriser profonde le métier d’enseignant.
d. Nous proposons une meilleure organisation de l’instruction publique.
e. Nous proposons la révision universelle des ouvrages didactiques.
f. Nous proposons la création d’une Université autonome.
g. Nous proposons la Construction de quinze (10) villages universitaires à travers le pays.
h. Nous proposons la création de Centres de formation industrielle aussi bien que des ateliers de production.
e. Nous proposons la construction de quinze (15) Centres d’accueil pour les garçons, dix (10) pour les filles à travers le pays.
j. Nous proposons la fermeture des cliniques d’insémination artificielles, tout en privilégiant le programme de contraception.
k. Nous proposons la promotion de la classe haïtienne. Les familles établies sont mieux placées pour récolter les avantages qu’offre le système politique.
l. Nous proposons la réactivation de notre programme olympique.
m. Nous proposons un Programme d’excellence féminine dans le domaine artistique, sportif, entreprenarial, journalistique et culturel.
n. Nous proposons l’adoption de normes cadastrales pour nos villes.
o. Nous proposons de faire de l’infrastructure le portail de l’intégration.
p. Nous proposons la création d’une compagnie de transport public équipée d’autobus, de trains, de tramways, de téléphériques, d’hélicoptères, d’avions et de bateaux.
T. Agriculture
a. Nous proposons l’application d’une politique douanière drastique afin de protéger la production nationale.
b. Nous proposons la création dix (10) fermes agricoles publiques sur le modèle de ODVA.
c. Nous proposons la relance des cultures traditionnelles, telles que telles que le coton, le café, le cacao, la canne à sucre, la figue banane.
d. Nous proposons la relance de la production nationale, en réduisant à quatre vingt pour cent (80%) nos volumes d’importation alimentaire au cours des cinq (5) prochaines années.
e. Nous proposons la création de débouché pour nos produits agricoles sur le marché international.
f. Nous proposons l’enregistrement officiel de tous les planteurs, de tous les éleveurs et de tous les artisans du monde rural.
g. Nous proposons la création d’un programme d’encadrement et d’accompagnement pour nos planteurs.
h. Nous proposons un système d’impôt rural ; cette disposition facilite l’obtention de prêts.
i. Nous proposons la Création d’un programme de crédit bancaire au profit de l’agriculture, de l’élevage, de l’industrie agro-alimentaire et de l’artisanat.
j. Nous proposons l’établissement de prêteurs financiers dans le monde rural.
k. Nous proposons la construction de pistes d’hélicoptère dans toutes les sections communales pour faciliter le transport des denrées.
l. Nous proposons la création de zones interdites à la construction. Définitivement, les zones agricoles, spécialement nos plaines doivent être protégées.
m. Nous proposons la construction de téléphériques pour désenclaver les localités inaccessibles.
n. Nous proposons que le programme de reconstruction nationale commence par l’arrière-pays.
o. Nous proposons la création d’un programme de relogement de la Capitale en province.
U. Règlement électoral
a. Nous proposons que le décret électoral soit élaboré par le Conseil d’État avant d’être acheminé à l’Institut électoral national.
b. Nous proposons que l’annonce des résultats électoraux rentre dans les prérogatives du Conseil d’État.
c. Nous proposons à ce que tout candidat aux postes électifs réponde aux critères électoraux établis pour réduire le nombre de candidats.
e. Nous proposons l’application d’une limite à l’éligibilité.
g. Nous proposons l’interdiction à toute entité publique, privée ou étrangère de financer les candidatures. Ce privilège est réservé à l’Institut électoral national.
h. Nous proposons une limitation au droit de vote de 27 à 77 ans.
i. Nous proposons la dissolution des partis et des associations politiques.
j. Nous proposons que nos actuels responsables politiques aussi bien que les anciens soient exclus pour dix (10) ans des affaires publiques.
k. Nous proposons que les postes électifs reviennent aux membres des familles établies. Comme il est convenu, dans les paragraphes antérieurs.
m. Nous proposons l’interdiction aux membres d’une même famille de se succéder dans des postes électifs.
n. Nous proposons l’interdiction aux candidats de mener campagne à l’étranger.
o. Nous proposons au Conseil électoral national de permettre à nos émigrés et nos diplomates de participer aux élections.
q. Nous proposons que dans le futur, les élus qui eussent eu bouclé leur mandat eussent droit à des postes de portée moyenne dans le secteur public.
r. Nous proposons des peines allant jusqu’à quinze (15) ans pour faux dossier électoral.
CONCLUSION
La publication du Plan de sauvegarde nationale nous convie à de grands questionnements, à savoir ce qu’il faut faire, comment s’y prendre pour conclure sur la nature des engagements personnels au chantier du changement national.
A l’instar des épopées de 1803, une occasion exceptionnelle se présente à notre génération, en cette période de vacance présidentielle et d’échéance parlementaire pour faire avancer le dossier du changement. Face à cette situation explosive, ce contretemps orageux, ce vide doit être exploité sans délai.
Puisque la crise politique est de nature institutionnelle, son endiguement réclame une réforme structurelle profonde, soit le renversement de l’ordre établi pour placer les piliers d’une stabilité immuable, soit les fondements d’un Nouvel État.
Évidemment, notre cas prescrit de multiples interventions chirurgicales, des transfusions novatrices aussi bien que des prothèses salvatrices.
Dans l’ensemble, nous avons répertorié toutes les contradictions aiguës afin de proposer des rectifications emblématiques.
En l’occurrence, nous avons l’honneur de citer : la délégation du pouvoir exécutif, en lui enlevant les prérogatives judiciaires, financières et judiciaires ; l’abolition de la Primature, instance qui depuis sa création génère beaucoup plus de conflits qu’elle n’en résout ; la dissolution de l’Armée haïtienne, ennemie jurée de la démocratie ; l’invalidation des partis politiques, officines de l’instabilité. En outre, nous prônons la création d’autres organismes de contrôle tels que le Conseil d’État, la Sûreté interne, le Conseil national de sécurité, le Conseil national de justice, l’Institut national de l’audit, l’Institut de gestion de la fonction publique, des postes de Gouverneurs et de Maires. Nous préconisons la réduction des sièges du cabinet ministériel aussi bien que ceux du Parlement quand le pouvoir politique est transféré au Grand Corps. Les organismes décentralisés seront restructurés, transférés ou abolis. En proposant de faire du française l’unique langue officielle, l’initiative revalorise notre système académique en nous rapprochant de la francophonie.
La restructuration du secteur public ainsi que la promulgation de lois salutaires ne suffisent pas si on ne tient pas compte de la nécessité d’éliminer l’ensemble des ramifications meurtrières qui empeste notre écosystème politique. La question de « classe sociale » doit figurer à l’entête du menu du changement. Evidemment, les « fils d’immigrant » se sont associés aux « fils de paysans » pour exploiter le vide social engendré par l’exil d’autrefois et l’émigration d’aujourd’hui. Finalement, l’ingérence étrangère profite de cette brèche complice pour donner le coup de grâce à la souveraineté nationale. A cette fin, nous préconisons la promotion de « l’élite politique émergeante », des novices de la politique, membres de familles établies, qui sont destinés à occuper les postes importants dans la sphère publique.
Maintenant, il est du devoir de la majorité silencieuse, des directeurs d’opinion attentifs, des activistes réalistes, des artistes engagés, des citoyens consciencieux de forger un « mécanisme administratif » pour procréer l’avènement d’un Gouvernement parallèle ou d’exception, composés uniques de novices, soit les membres de « l’élite politique émergeante ».
Puisque la fièvre du changement s’exalte d’une nécessité historique, la Cinquième transition surviendra au cours de l’année 2027. Ce serait une imprudence suicidaire, une erreur fatale, une contradiction dans la contradiction si le changement se fait à notre insu et sans nos consentements.
Dans l’ensemble, la publication du Plan de sauvetage national met fin aux spéculations, aux campagnes d’accusations, aux tâtonnements, à l’expectative.
Il est venu le temps pour chaque citoyen de hisser sa marche pour mettre la main à la pâte du changement.
Rony Blain
Auteur du Guide de la réforme haïtienne (2008)
Initiateur de la Nouvelle opposition nationale (2007)
Licencié en lettres, philosophie & politique.
blainrony@yahoo.com
Message whatsapp : 1-347-445-6296
Le 14 janvier 2026
RÉFÉRENCES:
1. Un Nouvel ouvrage de Rony Blain ● Amos Cincir, Le Nouvelliste 17 décembre 2007
2. « Un Nouvel État est-il possible » ● Amos Cincir, Le Nouvelliste 14 septembre 2009
3. Le Dossier de la transition ● Le Blog de Rony Blain 1 mai 2010
4. Le Nouvel État ● Le Blog de Rony Blain 12 juin 2010
5. Nouvelle orientation politique ● Le Blog de Rony Blain 2 décembre 2010
6. Changement vs remplacement ● Le Blog de Rony Blain 2 juin 2011
7. Les Contradictions de la démocratie haïtienne ● Rony Blain, Le Nouvelliste 10 décembre 2012
8. Regard sur la politique haïtienne ● Facebook 24 juin 2017
9. Haïti : casse-tête chinois ● Facebook 8 juillet 2018
10. Lettre ouverte à l’intelligentsia haïtienne ● Rony Blain, Rezo Nodwes 1 décembre 2019
11. Conseil de gouvernement fictif ● Le blog de Rony Blain 7 mars 2019
12. Le Dossier de la transition ● Le Blog de Rony Blain 11mai 2019
13. Manifeste de la Nouvelle opposition nationale ● Le Blog de Rony Blain 20 septembre 2019
14. Aujourd’hui il n’y a que deux chemins à suivre ● Rony Blain, Rezo Nodwes 6 décembre octobre 2019
15. La Nouvelle élite politique ● Rony Blain, Rezo Nodwes 30 juillet 2020
16. La Révolution bleue ● Rony Blain, Facebook 27 août 2020
17. Chambardement ● Le Blog de Rony Blain 6 septembre 2020
18. Le Projet de Grandes municipalités ● Rony Blain, Rezo Nodwes 19 juin 2021
19. Le Projet de régionalisation administrative ● Rony Blain, Rezo Nodwes 21 juin 2021
20. Le Guide de la révolution 21 ● Rony Blain, Rezo Nodwes 17 août 2021
21. Retour sur la stratégie de changement ● Rony Blain, Facebook, 14 janvier 2023
22. Discours de la Révolution ● Le Blog de Rony Blain 17 juillet 2023
23. Ébauche de la Nouvelle Constitution ● Rony Blain, Facebook 22 septembre 2023
24. Exposé sur la Révolution ● Rony Blain, Facebook 6 décembre 2023
25. La Révolution 26 : Feuille de route pour une nation en déroute ● Rony Blain, Rezo Nodwes 19 juin 2025
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