Le Fonds monétaire international (FMI) met en garde contre une possible aggravation des risques budgétaires en Haïti à l’approche des élections prévues en 2026, dans un contexte marqué par l’insécurité, la faiblesse des recettes publiques et la pression croissante sur les dépenses de l’État.
Dans un rapport publié cette semaine, l’institution souligne que l’organisation du scrutin pourrait accentuer les tensions sur les finances publiques, alors que le coût total des élections n’est pas encore établi. Les autorités haïtiennes ont déjà prévu environ 5,4 milliards de gourdes au budget 2026, soit près de 41 millions de dollars américains, mais le FMI estime que cette enveloppe pourrait s’avérer insuffisante.
Le document évoque également des risques liés à une hausse des dépenses courantes, à d’éventuelles mesures budgétaires ponctuelles et à des difficultés de gestion de trésorerie durant le processus électoral. Le FMI avertit que ces pressions pourraient compliquer l’exécution du budget et affaiblir davantage les capacités de l’État.
L’institution appelle parallèlement les autorités à accélérer les réformes fiscales et douanières afin d’augmenter les recettes internes, jugées parmi les plus faibles de la région. Le rapport souligne aussi les défis persistants liés à la corruption, à la contrebande et aux faiblesses des systèmes administratifs et numériques de l’État haïtien.
Le FMI estime toutefois qu’une tenue “ordonnée” des élections pourrait améliorer la confiance des bailleurs internationaux et stabiliser les perspectives économiques du pays.
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