L’Organisation mondiale de la Santé a averti jeudi que de nouveaux cas d’hantavirus pourraient être signalés après l’apparition d’un foyer épidémique à bord du navire de croisière MV Hondius dans l’océan Atlantique, tout en assurant que le risque mondial demeurait « faible ».
Selon l’OMS, huit cas ont été recensés jusqu’à présent, dont trois décès. Cinq infections ont été confirmées comme étant liées au virus des Andes, une souche rare d’hantavirus présente en Amérique du Sud et capable, dans certains cas, d’une transmission limitée entre humains.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que la période d’incubation pouvant atteindre six semaines, « davantage de cas pourraient être signalés » dans les prochains jours.
L’agence onusienne insiste toutefois sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle pandémie comparable à la COVID-19. « Ce n’est pas la Covid, ce n’est pas la grippe », a affirmé Maria Van Kerkhove, précisant que le virus se transmet principalement par contact étroit et prolongé.
Le navire a quitté Cabo Verde mercredi après plusieurs jours d’opérations sanitaires supervisées avec l’appui de l’OMS. Un épidémiologiste de l’organisation se trouve désormais à bord afin de poursuivre les enquêtes et surveiller les 144 passagers et membres d’équipage.
Les autorités sanitaires tentent également de retracer les déplacements des premiers patients, un couple ayant voyagé en Argentine, au Chili et en Uruguay dans des zones connues pour abriter des rongeurs porteurs du virus.
L’OMS a indiqué que douze pays, dont le Canada, les États-Unis et le Royaume-Uni, ont été alertés après le débarquement de passagers lors d’une escale à Sainte-Hélène.
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