Les autorités souhaitent étendre le programme au Nord-Ouest d’Haïti afin de réduire l’isolement de Port-de-Paix
Le gouvernement haïtien et la Banque mondiale ont renforcé leur coopération autour du Projet de Corridors Résilients en Haïti, une initiative destinée à moderniser plusieurs axes routiers stratégiques du pays et à améliorer l’accès des régions enclavées.
Réunis au Cap-Haïtien, le ministre des Travaux publics, Joseph Almathe Pierre Louis, et la cheffe des opérations de la Banque mondiale en Haïti, Anne Lucie Lefèvre, ont discuté de l’avancement du programme baptisé P504115, centré sur la résilience des infrastructures face aux catastrophes naturelles et l’amélioration de la mobilité nationale.
Le projet vise notamment à accroître l’accessibilité des zones rurales, particulièrement dans la péninsule Sud, afin de faciliter le transport des produits agricoles vers les marchés urbains. Plusieurs axes jugés prioritaires sont concernés, dont la RN2, la RN6 et la route départementale 41.
Les autorités souhaitent également étendre le programme au Nord-Ouest d’Haïti afin de réduire l’isolement de Port-de-Paix, régulièrement affectée par les difficultés d’accès routier et les aléas climatiques.
Parmi les dossiers évoqués figure aussi l’aménagement du tronçon Barrière Bouteille–Morne Rouge, à l’entrée du Cap-Haïtien. Selon les autorités, les études techniques devraient être finalisées dans un délai de trois mois avant le lancement des travaux.
Cette rencontre s’inscrit dans la stratégie de modernisation des infrastructures défendue par le gouvernement du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dans un contexte où l’état du réseau routier demeure l’un des principaux freins au développement économique du pays.
Le ministère des Travaux publics affirme vouloir privilégier des infrastructures « résilientes et durables », capables de mieux résister aux intempéries et de soutenir les échanges économiques entre les différentes régions du territoire.
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