Le chef de la junte malienne Assimi Goïta est réapparu mardi après plusieurs jours d’incertitude, au lendemain d’attaques coordonnées menées par des groupes armés qui ont plongé le pays dans une nouvelle phase d’instabilité.
Ces offensives, attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) allié au Front de libération de l’Azawad, ont notamment visé la ville stratégique de Kati, bastion du pouvoir militaire, faisant au moins 23 morts. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, figure clé du régime, a été tué dans un attentat.
Alors que la junte se trouve fragilisée, la Russie, alliée de Bamako, a reconnu une « situation difficile ». Moscou a réaffirmé son soutien au Mali dans la lutte contre le terrorisme, tandis que des paramilitaires étrangers ont dû se retirer de la ville de Kidal, désormais sous contrôle rebelle.
Dans ce contexte tendu, le JNIM a menacé d’imposer un blocus autour de la capitale, accentuant les inquiétudes sécuritaires. L’ambassade des États-Unis a appelé ses ressortissants à limiter leurs déplacements face à des risques d’attaques.
Depuis 2012, le Mali est en proie à des violences djihadistes persistantes. Ces nouveaux revers militaires mettent en doute la capacité des autorités de transition à contenir l’avancée des groupes armés, notamment dans le nord du pays, où les combats se poursuivent.
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