Une juge fédérale de Boston a, pour la seconde fois, suspendu une décision clé de l’administration Trump visant à mettre fin à un programme de regroupement familial. La juge Indira Talwani a prononcé une injonction préliminaire empêchant le Département de la sécurité intérieure (DHS) de retirer le statut légal de plus de 8 400 migrants originaires de sept pays d’Amérique latine.
Ces personnes, venues de Cuba, Haïti, Colombie, Équateur, Salvador, Guatemala et Honduras, bénéficiaient d’un dispositif de « parole humanitaire » leur permettant d’entrer légalement aux États-Unis pendant l’examen de leur demande de visa, grâce au parrainage d’un membre de leur famille citoyen américain ou résident permanent. Le programme avait été créé ou élargi sous la présidence de Joe Biden afin de favoriser une migration ordonnée et de limiter les entrées irrégulières.
Le 12 décembre 2025, le DHS avait annoncé la fin de ces programmes, invoquant des priorités renforcées de contrôle migratoire et des risques de fraude. La suppression devait entrer en vigueur le 14 janvier 2026. Saisie par des organisations de défense des migrants, la justice avait d’abord gelé la mesure temporairement, avant de décider d’un blocage sans échéance définie.
Dans sa décision, la juge Talwani estime que l’administration n’a pas justifié de manière suffisante ce revirement de politique, ni évalué ses conséquences humaines. Elle qualifie l’action du gouvernement « d’arbitraire et capricieuse ». En attendant une décision finale ou l’intervention d’une juridiction supérieure, l’injonction offre un répit juridique à des milliers de familles menacées d’expulsion.
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