La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a lancé samedi un appel au dialogue avec l’opposition, affirmant vouloir « parvenir à des accords » dans l’intérêt du pays. Cette déclaration intervient trois semaines après l’opération américaine ayant conduit à la capture du président Nicolás Maduro et dans un contexte politique et social particulièrement tendu.
« Depuis nos différences, nous devons nous rencontrer et parvenir à des accords (…) pour le peuple du Venezuela », a déclaré Mme Rodríguez à la télévision nationale, soulignant que la paix devait primer sur les clivages partisans. Son intérim, prévu par la Constitution pour une durée maximale de six mois, doit aboutir à l’organisation de nouvelles élections.
La veille, elle avait sollicité une rencontre avec les différentes forces politiques représentées au Parlement, appelant à un dialogue « nationalisé », sans ingérence étrangère. Dans le même temps, des milliers de partisans de Nicolás Maduro ont manifesté à Caracas et dans plusieurs villes pour réclamer son retour au pouvoir.
Depuis son investiture le 5 janvier, Mme Rodríguez a promis des libérations de prisonniers politiques et engagé plusieurs réformes, notamment dans le secteur pétrolier. Une loi visant à ouvrir davantage l’exploitation des hydrocarbures au secteur privé a été adoptée en première lecture, avec pour objectif d’augmenter la production de près de 18 % en 2026.
Sur le front des droits humains, les libérations annoncées restent limitées. Selon l’ONG Foro Penal, environ 150 prisonniers politiques ont été relâchés sur plus de 800 recensés. Une situation qui continue d’alimenter la méfiance de l’opposition, malgré les appels répétés au dialogue.
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