À Washington, l’influence se négocie en millions, et la Silicon Valley n’a pas hésité à sortir le grand jeu. En 2025, les géants de la tech ont dépassé pour la première fois la barre des 100 millions de dollars en lobbying. Objectif : rester dans les bonnes grâces de l’administration Trump et peser sur les règles du jeu, notamment en matière d’IA, de commerce et de concurrence.
Meta, Amazon et Google dominent le classement, pendant que Nvidia signe la plus forte progression, multipliant ses dépenses… et décrochant au passage des autorisations d’exportation stratégiques vers la Chine. Le message est limpide : à Washington, l’accès au marché passe souvent par l’accès aux décideurs.
Officiellement, il s’agit de « dialogue réglementaire ». Officieusement, les PDG défilent à la Maison-Blanche, multiplient les gestes symboliques et cultivent la proximité politique. Le lobbying financier n’est qu’une partie de l’iceberg : l’autre se joue dans les dîners feutrés et les photos soigneusement mises en scène.
Ces montants restent minimes face aux profits colossaux du secteur, mais leur rendement politique est spectaculaire. Moins de contraintes, plus de marge de manœuvre, et un alignement assumé de l’exécutif sur l’agenda technologique, y compris dans la bataille contre les régulations étrangères.
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