PRA – CE QUE JE PENSE : L’INTELLIGENCE DE L’HEUREUX MÉCOMPTE EN PROPOS DÉCOUSUS

PRA – CE QUE JE PENSE : L’INTELLIGENCE DE L’HEUREUX MÉCOMPTE EN PROPOS DÉCOUSUS

CE QUE JE PENSE

L’INTELLIGENCE DE L’HEUREUX MÉCOMPTE EN PROPOS DÉCOUSUS

Par Pierre Robert Auguste

Transformer une situation négative en gains positifs reste une bonne technique ou tactique d’heureux mécompte. Après la seconde mondiale, le Japon et l’Allemagne l’ont pratiquée pour se redresser et devenir aujourd’hui des puissances économiques, bientôt des puissances militaires.

Le tout c’est de s’offrir et acquérir l’intelligence nécessaire. Le pouvoir de discerner ce qui est possible, de concevoir ce qui devra être pour le bien-être de tous.

Au lieu de se pavaner en épisodes grotesques de cinémas gratis d’un hôtel luxueux à un autre aux trouvailles de solutions inaudibles à cette crise tragique, ils auraient mieux fait de former une commission de négociation avec l’Internationale dont les marines américains représentent la garde avancée dans la rade de Port-au-Prince.
La situation réclame des hommes et femmes d’état et non des prédateurs, prédatrices ou des commis. L’issue acceptable dépend des dignités,des compétences,des responsabilités et non des aigrefins et des affamés en détresse alimentaire prolongée.

Il faut savoir se retirer quand le rideau est tombé et laisser à qui peut.

A ce carrefour, pendant que les marines ne foulent pas encore le sol flétri, la Conférence épiscopale, les organisations protestantes, les vodouisants, les francs-maçons , les universités doivent déléguer un représentant qualifié à une commission d’interposition volontaire pour obtenir auprès de l’Internationale des garanties sincères sur la sécurité et la stabilité, le développement économique et social réel, la démocratisation effective et la réduction des misères sociales. Celles-ci nourrissent ,grossissent l’idée de la révolte dans les esprits.

L’absence d’un leadership transcendant rend plus probable cette révolte qui ne pourra être que rageuse. Le peuple sent qu’il est son propre leader, le seul acteur de son destin. Et ce n’est pas pour rien que les américains viennent dépenser des millions de dollars pour maintenir une force dans la baie de Port-au-Prince. Entre Haïti et Cuba il n’y a que le canal du vent. Entre la mer territoriale et les terres fermes dépeuplées de la Capitale, il n’ y a que les bandits comme facteurs de provocation.

Les politiciens de Port-au-Prince sont encore du 19e siècle haïtien. Ils piaffent à travers le temps. Ils n’ont pas grandi.

Heureux mécompte pour la refondation nationale !

Qui se rappelle cette phrase du président Stenio Vincent?

 » Sous l’occupation,les hommes marchaient à plat ventre,les femmes à plat ventre. »

Sont ils encore prêts ?

Gonaïves le 4 février 2026
Pierre Robert Auguste

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