L’Edito du Rezo
Après le massacre de Jean-Denis — un de plus depuis son installation à la Primature — une autre réalité s’impose, plus froide, plus brutale : la facture. Pendant que les corps tombent, les décisions tombent aussi. Et toujours du même côté.
Le pouvoir prépare le terrain. Une hausse du carburant se profile. Pas encore annoncée officiellement, mais déjà perceptible dans le discours. Et quand le carburant grimpe, tout suit : le transport, la nourriture, le moindre produit de base. Le panier se vide, les rues aussi.
Pendant ce temps, la communication officielle déroule son récit. Un Conseil consultatif est installé, des promesses de transparence sont avancées, des mots comme « régulation », « gouvernance » et « équité » circulent. Le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin, parle de réforme structurelle dans un contexte de volatilité internationale. Sur le papier, tout est en ordre. Sur le terrain, tout brûle.
Car la mécanique est connue. À chaque ajustement, c’est la population qui absorbe le choc. Aucun amortisseur social réel. Aucun répit. Juste une inflation qui s’installe, qui ronge, qui expulse les plus vulnérables hors du système.
Résultat : moins de voitures dans les rues. Pas à cause d’un retour de l’ordre. Pas grâce à une stratégie sécuritaire. Mais parce que rouler devient un luxe.
Et la question reste suspendue : gouverner, est-ce organiser la survie… ou administrer l’asphyxie ?
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