L’émotion est vive dans la banlieue de Minneapolis. En quelques semaines, au moins quatre élèves du district de Columbia Heights ont été interpellés par des agents de l’ICE, dont un garçon de 5 ans et une fillette de 10 ans. Des interventions qui ravivent les tensions autour des opérations migratoires, déjà fortes depuis la mort récente d’une résidente lors d’une intervention fédérale.
Le cas du petit Liam, arrêté avec son père alors qu’il rentrait de la maternelle, cristallise l’indignation. Selon les responsables scolaires, l’enfant aurait été retenu par les agents après l’arrestation du parent, avant d’être conduit en centre de détention au Texas. Le Département de la Sécurité intérieure affirme que l’enfant n’était pas ciblé et que l’opération visait uniquement le père, en situation irrégulière.
Dans les écoles, l’inquiétude grandit. Des enseignants décrivent des classes sous tension, des élèves absents, des familles craignant désormais le trajet vers l’école. « Nous tentons de protéger nos enfants, mais nous n’avons aucun contrôle sur ce qui se passe hors des murs », déplore la direction du district.
Les autorités fédérales défendent une politique ciblant des personnes faisant l’objet de procédures, tandis que les élus locaux dénoncent des méthodes jugées traumatisantes pour des mineurs. Entre impératif sécuritaire et protection de l’enfance, la fracture s’élargit, laissant une communauté scolaire confrontée à une réalité brutale : l’immigration s’invite désormais jusque sur le chemin de l’école.
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