L’Organisme de Défense de droits humains réclame la libération immédiate et inconditionnelle du juge Jean Frédérick
Petion-ville, Haiti le 08 février 2026
L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) exprime sa profonde indignation à la suite de l’enlèvement du magistrat Jean Frédérick Bénèche, juge à la Cour d’appel de Port-au-Prince, survenu le jeudi 4 février 2026.
Un assaut contre les piliers de l’État de droit
L’enlèvement d’un membre du pouvoir judiciaire constitue une violation flagrante de l’indépendance de la justice. L’ECCREDHH rappelle que la Constitution de 1987 en son article 19 impose à l’État l’obligation impérieuse de garantir le droit à la vie et au respect de la personne humaine pour tous les citoyens. Elle poursuit à l’article 24 qui dispose que la liberté individuelle est garantie et protégée par l’État.
Des droits humains bafoués systématiquement
La situation sécuritaire actuelle empêche la jouissance effective de droits fondamentaux reconnus par les traités internationaux ratifiés par Haïti comme :
a) La liberté de circuler, qui est entravée par l’insécurité, un droit protégé au niveau régional par la convention américaine relative au droit de l’homme (Pacte de San José).
b) Le droit à la sûreté, violé par cet acte de séquestration, est ancré dans le Pacte international relatif aux droits civils et politique (PIDCP).
L’Organisme de Défense de droits humains lance un appel à l’action :
Face à cette dérive qu’aucune société démocratique ne saurait tolérer, l’organisation :
a) Exige la libération sans condition du juge Jean Frédérick Bénèche pour qu’il puisse reprendre sa mission au service de « la veuve et de l’orphelin ».
b) Dénonce l’impuissance des autorités devant la violation systématique de la Constitution et rappelle que la protection des magistrats est essentielle pour lutter contre l’impunité.
c) Appelle à des mesures urgentes pour rétablir la libre circulation des biens et des services, conformément à la mission régalienne de protection de la population.
La justice est le dernier rempart de la société. En s’attaquant au juge Bénèche, c’est toute la société haïtienne qui est prise en otage.
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