Le mouvement Nou Bouke, et les mouvements de gauche français ont manifesté à Paris contre l’attaque des Etats-Unis au Venezuela

Le mouvement Nou Bouke, et les mouvements de gauche français ont manifesté à Paris contre l’attaque des Etats-Unis au Venezuela

Samedi à 18 heures, la place de la République à Paris a été le théâtre d’un rassemblement politique fort, organisé en soutien au peuple vénézuélien contre l’agression de Donald Trump. À l’appel de plusieurs organisations de gauche, de syndicat, de parti politique, et du mouvement Nou bouke, de nombreux militants et activistes, se sont réunis pour dénoncer ce qu’il qualifie d’attaque impérialiste des États-Unis contre un État souverain.

Le mouvement citoyen Nou Bouke était présent et mobilisé aux côtés de plusieurs forces de la gauche française, notamment le Parti communiste français (PCF), La France insoumise (LFI), des syndicats, ainsi que le MRAP. Ensemble, ils ont dénoncé une escalade militaire et politique jugée extrêmement grave, après les déclarations du président américain revendiquant une opération de grande ampleur contre le Venezuela.

Lors de sa prise de parole, un représentant du mouvement Nou Bouke a livré une intervention particulièrement applaudie, inscrivant la situation vénézuélienne dans une histoire longue des interventions américaines :

« Ce qui se passe aujourd’hui au Venezuela n’est pas un accident ni une erreur diplomatique. C’est une méthode. Une méthode impérialiste bien connue dans la Caraïbe et en Amérique latine. Nous, peuples caribéens, savons de quoi nous parlons. En Haïti, en 1915, les États-Unis ont occupé le pays, détruit sa souveraineté, réprimé la résistance populaire et assassiné Charlemagne Péralte et des milliers d’Haïtiens qui refusaient la domination étrangère. Aujourd’hui, cette même logique est à l’œuvre au Venezuela : déstabiliser, frapper, enlever des dirigeants, pour mieux mettre la main sur les richesses, en particulier le pétrole. »

Pour les organisateurs, l’agression dénoncée ne peut être dissociée des enjeux économiques et géostratégiques. « Ce n’est jamais la démocratie qui motive ces interventions, mais le contrôle des ressources et la soumission des peuples », ont martelé plusieurs intervenants.

Les représentants des organisations de gauche ont également dénoncé le silence ou la complaisance de nombreuses puissances occidentales face à cette situation. Un militant du PCF a rappelé que « le droit international ne peut pas être à géométrie variable », tandis qu’une élue insoumise a souligné que « la transition écologique ne peut pas servir de prétexte à de nouvelles guerres pour les matières premières ».

Tout au long du rassemblement, des slogans tels que « Venezuela libre », « Non à l’impérialisme » ou « Les peuples d’abord, pas le pétrole » ont résonné sur la place. Des pancartes faisaient également le lien entre les luttes passées et présentes dans la Caraïbe et en Amérique latine.

Dans sa conclusion, le mouvement Nou Bouke a appelé à élargir la mobilisation :

« Défendre le Venezuela aujourd’hui, c’est défendre le droit de tous les peuples à choisir leur avenir sans bombes, sans sanctions, sans enlèvements. Ce combat est le nôtre, ici à Paris, comme il l’est à Caracas, à Port-au-Prince et partout où l’impérialisme tente d’imposer sa loi. »

Les prises de parole se sont suivies, et particulièrement avec celle du patron de La France Insoumise, Jean Luc Mélenchon, qui a affirmé que « nous entrons avec l’intervention des Etats unis au Venezuela dans une phase dramatique de l’histoire de notre monde ». Pour Mélenchon, « c’est une fois de plus le pétrole la cause réelle de cette intervention », et non le narcotrafic, comme le défend Donald Trump. « Comme il est dommage que la France ne s’exprime pas », a-t-il ajouté. «A bas la guerre, à bas l’empire, vive la liberté », conclut Mélenchon.

Le rassemblement s’est achevé dans le calme, mais avec la volonté clairement exprimée de poursuivre la mobilisation dans les jours à venir.

Mouvement NOU BOUKE

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