Le Conseil de sécurité prié de faire respecter le droit international après la capture de Maduro par les États-Unis

Le Conseil de sécurité prié de faire respecter le droit international après la capture de Maduro par les États-Unis

Réuni en urgence à la demande de la Colombie, avec l’appui de la Chine et de la Russie, le Conseil de sécurité de l’ONU a largement dénoncé, ce lundi, l’opération militaire américaine menée au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, transférés à New York pour y être jugés pour des faits qualifiés de « narcoterrorisme » par Washington.

À l’exception des États-Unis, la majorité des membres du Conseil et plusieurs pays de la région ont estimé que cette intervention constituait une violation grave du droit international et de la Charte des Nations Unies. Dans une déclaration lue par la Secrétaire générale adjointe Rosemary DiCarlo, António Guterres s’est dit « profondément préoccupé » par le recours à la force et a mis en garde contre les risques d’instabilité régionale et le précédent créé dans les relations entre États.

Le Venezuela a dénoncé une « agression armée » et exigé la libération immédiate de Nicolás Maduro, invoquant l’immunité des chefs d’État en exercice. Caracas affirme que ses institutions continuent de fonctionner, la vice-présidente Delcy Rodríguez ayant été investie présidente par intérim.

Les États-Unis ont défendu l’opération, qualifiant Maduro de dirigeant illégitime à la tête d’un réseau criminel transnational, et comparant l’intervention à celle menée au Panama en 1989. Plusieurs pays, dont la France, la Chine et la Russie, ont toutefois appelé à la désescalade, au respect de la souveraineté des États et à une solution politique négociée pour l’avenir du Venezuela.

J’aime ça :

J’aime chargement…

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *