Port-au-Prince, le 06 janvier 2026
Le Directoire de la Centrale Unitaire des Travailleurs et Travailleuses des Secteurs Public et Privé d’Haïti (CUTRASEPH) a appris avec une profonde stupéfaction et une vive indignation la nouvelle terrifiante de l’enlèvement du président *Nicolás Maduro* et de son épouse, la militante *Cilia Flores*, par l’administration de *Donald Trump*, dans la nuit du 02 au 03 janvier en cours, à la suite de bombardements criminels ayant causé d’énormes pertes en vies humaines — notamment 32 ressortissants cubains et plus de 88 citoyens vénézuéliens, entre autres.
Cet acte d’ingérence inqualifiable de l’empire états-unien en déclin, et de ce fait rendu encore plus dangereux, remet gravement en cause les principes élémentaires du Droit International et de la Charte des Nations Unies. Il constitue un affront et une humiliation publique infligés non seulement au peuple vénézuélien, mais également à tous les peuples en lutte pour le respect de leur indépendance politique. Il s’agit aussi d’un avertissement empreint d’arrogance adressé à tous les États souverains de la région et au-delà.
Un tel acte représente un précédent fâcheux, une menace sérieuse pour la coexistence pacifique des États à l’échelle mondiale et un signal extrêmement préoccupant qui compromet le présent et l’avenir de l’humanité.
Cet acte ignoble, aux conséquences désastreuses tant présentes que futures sur les plans moral et politique, ouvre la voie à des dérives regrettables susceptibles de conduire au pire, voire à une guerre nucléaire où il n’y aurait que des perdants.
L’indignation quasi-mondiale suscitée par un tel crime doit être renforcée et se traduire par des actions concrètes de solidarité, allant bien au-delà de la simple condamnation verbale.
Dénoncer ou condamner l’attaque militaire organisée par l’administration Trump contre le peuple vénézuélien, ayant abouti au surprenant kidnapping de leur président, Nicolás Maduro, et de son épouse Cilia Flores, est nécessaire mais insuffisant. Il faut, collectivement, définir les stratégies appropriées, identifier les moyens nécessaires et engager des actions efficaces pour réparer cet affront et éviter, pour le bien de l’humanité, sa répétition.
Il est indispensable de mobiliser fortement et de manière continue toutes les organisations progressistes et anti-impérialistes, tous secteurs et tous horizons confondus : travailleurs des industries et des plantations, enseignants, artistes, intellectuels engagés et autres forces sociales, à l’échelle des cinq continents.
Cette mobilisation doit s’étendre à l’Amérique latine et à la Caraïbe, à l’Asie, à l’Afrique, à l’Europe ainsi qu’à l’Amérique du Nord, en particulier aux États-Unis d’Amérique.
Il faut exiger et obtenir :
– la libération immédiate et sans condition du président Nicolás Maduro et de son épouse ;
– la fin de ces actes odieux de prédation ;
– le respect du droit à la souveraineté et à l’autodétermination des peuples ;
– le rétablissement des principes du Droit International et de la Charte des Nations Unies.
L’enlèvement du président Maduro et de son épouse, qui a laissé le monde sous le choc depuis samedi dernier, loin de nous décourager, doit au contraire nous amener à réfléchir sur la fragilité de la conjoncture actuelle de crise mondiale, sur les agissements de dirigeants belligérants eux-mêmes, également en crise, aveuglés par leur seul appétit de gain ou de « profit à tout prix », ainsi que sur un système capitaliste arrivé à ses limites extrêmes.
Tout cela ne fait que complexifier la situation et la rendre encore plus dangereuse, au point de menacer un basculement général.
Surgissent alors des questions essentielles : qu’est-ce qui autorise un État souverain à pénétrer de force sur le territoire d’un autre État souverain, oser kidnapper son chef d’État et à prétendre le juger sous l’empire de ses lois nationales érigées en normes universelles ? Que deviennent, dans de tels cas, les principes du Droit International et de la Charte des Nations Unies lorsque prévaut la loi de la jungle ou la loi du plus fort ? Jusqu’où ces actions impérialistes pernicieuses et intolérables peuvent-elles aujourd’hui conduire le monde ?
À la suite de cet acte avilissant et embarrassant pour tous, y compris pour les esprits lucides du camp agresseur lui-même, se pose avec acuité la question de savoir que faire désormais pour redresser la barque et rétablir le respect des principes du Droit International gravement piétinés.
Enfin, il convient de saluer la détermination et le courage du peuple vénézuélien ainsi que de son gouvernement, qui continuent de résister et de maintenir haut le flambeau de la lutte afin d’empêcher le pillage de leurs richesses et de sauvegarder leur souveraineté nationale, en dépit de tout.
Fait important à souligner : l’attaque militaire brutale de l’administration Trump ne lui a pas permis de renverser le gouvernement vénézuélien en place pour lui substituer un gouvernement de paille qui pourrait faciliter la haute main sur les réserves pétrolières et minières du peuple vénézuélien — objectif principal de cette agression.
À ce carrefour historique particulièrement dangereux, la lutte des peuples pour le respect de leur droit à la souveraineté et à l’autodétermination s’impose plus que jamais comme une exigence vitale. Elle constitue la voie capable de freiner l’arbitraire, de préserver la paix mondiale et de permettre l’émergence de dirigeants et dirigeantes dignes, patriotes et responsables, résolument engagés dans la défense des intérêts supérieurs de leurs peuples face aux puissances impérialistes prédatrices.
L’histoire jugera sévèrement les bourreaux, mais elle retiendra avec honneur celles et ceux qui, aujourd’hui, auront choisi le camp de la justice, de la dignité et de la solidarité entre les peuples.
Nous saluons la mémoire des 32 héros Cubains, tombés dans le cadre de leur mission de solidarité régionale; jamais démenti! Nous présentons nos sincères sympaties aux peuples frères, vénézuélien et cubain.
Organisations progressistes du monde entier, ouvriers, artistes et intellectuels engagés du monde entier, levez-vous, unissez-vous et solidarisez-vous avec le peuple vénézuélien en lutte et tous les autres peules, particulièrement le peuple palestinien, le peuple cubain, le peuple colombien, le peuple haïtien…
Vive la lutte pour la souveraineté des peuples et pour le respect de leur droit à l’autodétermination.
Vive la révolution bolivarienne. Vive Haiti !
*Pour le Directoire de la CUTRASEPH*:
Josué MERILIEN,Secrétaire Général
Ferdinand JEAN-MARY,Secrétaire Général-Adjoint
Esther ELOY,Secrétaire Générale-Adjointe
Bathol ALEXIS,Secrétaire aux Relations Publiques
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