La Communauté caribéenne (CARICOM) s’est dite « profondément préoccupée » par les tensions internes au sein de l’exécutif haïtien, alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) doit s’achever le 7 février 2026. L’organisation régionale estime que ces luttes de pouvoir compliquent dangereusement une transition déjà fragile, au moment où la population subit une violence et une précarité extrêmes.
Dans un communiqué publié mardi, la CARICOM souligne que l’impasse actuelle, provoquée par des tentatives infructueuses de destitution du Premier ministre, affaiblit davantage un processus politique censé préparer le retour à l’ordre constitutionnel. Pendant ce temps, note l’organisation, l’insécurité continue de s’étendre et l’État reste largement absent dans plusieurs zones du pays.
La CARICOM avertit que la fragmentation politique profite прежде tout aux groupes armés, qui consolident leur influence dans un contexte d’institutions paralysées. Elle appelle les membres du CPT et les autres acteurs politiques à dépasser leurs rivalités pour parvenir rapidement à un consensus minimal.
Son Groupe de personnalités éminentes se dit prêt à relancer une médiation entre les différentes parties, alors que plusieurs scénarios de sortie de crise circulent sans accord clair. L’objectif affiché reste la tenue d’élections crédibles, condition indispensable pour rétablir une légitimité politique.
Le message est sans détour : sans stabilité politique rapide, la transition risque de se transformer en vacance prolongée du pouvoir, avec des conséquences directes sur la sécurité, l’économie et la survie quotidienne de millions d’Haïtiens.
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