Haïti — CEP : l’Eglise catholique s’attend à un « consensus » sur la poursuite du processus électoral après le 7 février 2026 (audio)

Haïti — CEP : l’Eglise catholique s’attend à un « consensus » sur la poursuite du processus électoral après le 7 février 2026 (audio)

Haïti — CEP : l’Église catholique s’attend à un consensus sur la poursuite du processus électoral après le 7 février 2026 (audio)

PORT-AU-PRINCE, 7 fév 2026 (Rezo Nòdwès) — Le porte-parole de la Conférence épiscopale des évêques haïtiens (CEH), dans un rare entretien avec Rezo Nòdwès, a anticipé l’émergence d’un consensus politique concernant l’avenir de son représentant au Conseil électoral provisoire (CEP), organe constitué en 2024 pour « organiser des élections devant aboutir à l’investiture d’un président élu le 7 février 2026 ».

Interrogé le 14 janvier 2026 par le journal (audio), le révérend père Siméon a indiqué que la mission initiale du CEP était strictement liée à l’organisation du scrutin et à la transmission institutionnelle du pouvoir. « Le CEP a un mandat précis : organiser des élections afin de permettre une transition vers des autorités issues du vote populaire », a-t-il déclaré.

Questionné sur la situation institutionnelle en l’absence d’un président élu à la date prévue, le porte-parole a insisté sur le caractère provisoire du dispositif électoral. « La nature temporaire du CEP suppose un cadre politique clairement défini. Si l’échéance est atteinte sans réalisation de l’objectif électoral, la question de sa continuité doit être examinée dans un cadre national et concerté », a affirmé le religieux.

Concernant la présence de l’Église au sein d’un CEP opérant au-delà de l’échéance prévue par l’accord politique initial, le révérend père Siméon a souligné la dimension collective du processus institutionnel. « La participation de l’Église s’inscrit dans un processus national. Elle dépend du cadre politique global adopté par les acteurs haïtiens », a-t-il déclaré, ajoutant que « toute évolution institutionnelle nécessite une base d’accord entre les parties concernées ».

Le père Siméon a rappelé, le 14 janvier dernier, que « l’Église observe la situation avec attention et encourage le dialogue entre les acteurs nationaux », estimant que l’évolution du cadre institutionnel au-delà du 7 février reste liée à la capacité des acteurs politiques à dégager un consensus reconnu.

propos recueillis par cba

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