Le directeur du Centre national de contreterrorisme, Joe Kent, a annoncé mardi sa démission, invoquant son opposition à la guerre en Iran, dans une rare manifestation publique de dissension au sein de l’administration du président Donald Trump.
Dans une lettre rendue publique, M. Kent affirme ne pas pouvoir « en toute conscience » soutenir le conflit en cours, estimant que l’Iran « ne posait aucune menace imminente » pour les États-Unis. Il dénonce également ce qu’il qualifie de campagne de désinformation ayant contribué, selon lui, à justifier l’intervention militaire.
Nommé en 2025 par M. Trump et confirmé par le Sénat quelques mois plus tard, M. Kent était considéré comme un proche du président. Sa démission intervient alors que le conflit avec Téhéran entre dans sa troisième semaine.
Le président américain a rapidement réagi, jugeant son ancien collaborateur « faible sur la sécurité » et affirmant ne pas vouloir de responsables minimisant la menace iranienne.
La Maison-Blanche, par la voix de sa porte-parole Karoline Leavitt, a rejeté des propos « contenant de nombreuses fausses affirmations », rappelant que l’évaluation des menaces relève du commandant en chef.
Plusieurs responsables républicains, dont Mike Johnson, ont également contesté les déclarations de M. Kent, assurant que des renseignements faisaient état d’une menace imminente.
Cette démission constitue le premier départ majeur lié au conflit, sur fond de débats croissants à Washington quant à la stratégie américaine face à l’Iran.
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