À Cuba, la panne sèche n’est plus une métaphore. Privée de carburant, l’île vacille. L’Organisation des Nations Unies tire la sonnette d’alarme : la crise énergétique menace de basculer en urgence humanitaire.
Depuis La Havane, le coordonnateur onusien Francisco Pichon prévient : « Les risques pour la vie des gens ne relèvent pas de la rhétorique ». Électricité rationnée, pompes à eau à l’arrêt, transports paralysés : dans un pays dépendant du pétrole importé, chaque litre manquant se traduit en heures sans lumière, en soins retardés, en rayons vides.
En cause, le durcissement de la politique américaine. Sous l’administration de Donald Trump, interceptions de pétroliers, pressions maritimes et menaces commerciales ont resserré l’étau. L’effondrement des livraisons du Venezuela, longtemps pilier énergétique de l’île, a aggravé l’isolement. Même le Mexique temporise ses envois.
Les chiffres inquiètent : des millions de malades chroniques dépendent d’appareils électriques ; des milliers de nouveau-nés requièrent incubateurs et assistance respiratoire. « Stress humanitaire multidimensionnel », résume Pichon. De la ferme à l’assiette, la chaîne alimentaire se désorganise.
Au-delà du bras de fer entre États-Unis et Cuba, l’équation est simple : sans énergie, pas d’eau, pas de soins, pas de mobilité. Et l’urgence, elle, avance.
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