La bataille pour l’Internet spatial change d’échelle. Blue Origin, la société de Jeff Bezos, a annoncé le lancement de TeraWave, une constellation de plus de 5 000 satellites destinée à fournir des connexions ultra-rapides aux entreprises et aux gouvernements, marquant une nouvelle étape dans la course aux réseaux orbitaux.
Contrairement à Starlink, qui vise le grand public, TeraWave cible un marché stratégique : centres de données, infrastructures critiques et administrations. Grâce à une architecture combinant orbites basse et moyenne, et à des liaisons optiques entre satellites, Blue Origin promet des débits pouvant atteindre 144 Gbps par client, soit bien au-delà des performances actuelles des offres grand public.
Le déploiement devrait débuter fin 2027, sous réserve de la montée en puissance du lanceur lourd New Glenn, dont les récents tests réussis renforcent la crédibilité du projet. L’enjeu est colossal : capter des marchés où la fibre reste absente, coûteuse ou vulnérable.
Mais l’initiative place Jeff Bezos dans une situation paradoxale. Amazon développe déjà sa propre constellation, Leo, également tournée vers les entreprises. Les deux projets pourraient se retrouver en concurrence directe, malgré des liens industriels encore étroits.
Dans l’ombre de SpaceX, qui domine toujours le secteur, Blue Origin affiche désormais des ambitions claires : ne plus être seulement un challenger, mais un acteur central de la nouvelle géopolitique de la connectivité spatiale.
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