CEP – Etat de droit : un ex-parlementaire sous mandat d’arrêt venu enregistrer sa plateforme politique

CEP – Etat de droit : un ex-parlementaire sous mandat d’arrêt venu enregistrer sa plateforme politique

PORT-AU-PRINCE, 13 mars 2026 (Rezo Nòdwès) — Un ancien parlementaire haïtien recherché par la police, Arnel Bélizaire, s’est présenté jeudi au siège du Conseil électoral provisoire (CEP) à Pétion-Ville afin d’enregistrer la coalition de son parti en vue des prochaines élections générales.

Selon les autorités électorales, plus de 300 partis politiques ont déposé leurs dossiers avant la date limite fixée par le CEP. Le président de l’institution, Jacques Desrosiers, a indiqué que 110 partis se sont enregistrés lors de la dernière journée du processus, tandis que 210 autres avaient soumis leurs documents au cours des neuf jours précédents depuis l’ouverture des inscriptions le 2 mars.

La présence d’Arnel Bélizaire a retenu l’attention. L’ancien député, condamné pour trafic d’armes et complot visant à renverser le gouvernement, fait l’objet d’un mandat d’arrêt après s’être évadé de prison. Malgré la présence d’agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) chargés d’assurer la sécurité autour du siège du CEP, aucune arrestation n’a été effectuée lorsqu’il est venu enregistrer la coalition de son parti, la Plateforme Libération.

Personnage controversé de la vie politique haïtienne, Bélizaire avait été arrêté en 2005 pour possession illégale d’armes et complot. Il s’était évadé lors du séisme du 12 janvier 2010 avant d’être élu député en 2011 sous la bannière du parti Veye Yo. Il avait de nouveau été arrêté en novembre 2019 pour trafic d’armes et sédition, des accusations passibles d’une peine minimale de quinze ans de prison, avant d’être libéré en 2021.

À l’extérieur du CEP, la dernière journée d’inscription s’est déroulée dans une atmosphère animée, mêlant représentants de partis politiques, médias et groupes de rara, transformant par moments les abords de l’institution en rassemblement festif.

Le CEP doit publier le 26 mars la liste définitive des partis et coalitions validés. Le premier tour des élections générales est prévu pour le 30 août, suivi d’un second tour le 5 décembre. Toutefois, l’insécurité persistante continue d’alimenter les interrogations quant à la tenue effective du scrutin, alors que la majeure partie de la capitale demeure sous l’influence de groupes armés et que plus d’un million de personnes ont été déplacées.

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