Bourse de New York — Clôture des transactions : le pétrole et le gaz plongent après l’annonce d’un cessez-le-feu irano-américain

Bourse de New York — Clôture des transactions : le pétrole et le gaz plongent après l’annonce d’un cessez-le-feu irano-américain

Le pétrole et le gaz plongent après l’annonce d’un cessez-le-feu irano-us

LONDRES/NEW YORK, 8 avril 2026 — Les marchés énergétiques ont enregistré une correction brutale en clôture mercredi, à la suite de l’annonce d’un cessez-le-feu provisoire de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, alimentant l’hypothèse d’une normalisation progressive du trafic dans le détroit d’Ormuz, axe névralgique des flux énergétiques mondiaux.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne, a reculé de 13,29 % pour s’établir à 94,75 dollars à la clôture. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), a enregistré une baisse encore plus marquée de 16,41 %, à 94,41 dollars. Sur le segment gazier, le contrat à terme TTF néerlandais, indicateur de référence en Europe, a chuté de 14,92 %, atteignant 45,30 euros.

Selon Patrick O’Hare (Briefing.com), les opérateurs anticipent une amélioration partielle des conditions d’acheminement via le détroit d’Ormuz, consécutive à l’accord intervenu dans la nuit de mardi à mercredi entre Washington et Téhéran, ce dernier s’engageant à rouvrir ce corridor stratégique.

Avant cet accord, l’Iran avait contribué à la quasi-paralysie de ce passage maritime, par lequel transitent habituellement près de 20 % de la production mondiale de pétrole ainsi qu’une part significative du gaz naturel liquéfié. Le trafic y avait chuté d’environ 95 %, selon les données de la plateforme spécialisée Kpler.

Dans l’hypothèse d’une réouverture effective, entre 10 et 13 millions de barils par jour de brut et de produits pétroliers actuellement immobilisés pourraient être progressivement réinjectés dans les circuits commerciaux, souligne Tamas Varga (PVM).

Toutefois, les incertitudes persistent quant à la stabilisation durable de la région. Rob Thummel (Tortoise Capital Management) relève que les facteurs de risque géopolitique demeurent élevés, tandis que la trêve apparaît fragile, sur fond de menaces de reprise des hostilités impliquant Téhéran et Israël.

Le Pakistan, intervenu comme médiateur, a appelé à la retenue après de nouvelles frappes israéliennes au Liban et des actions iraniennes visant certaines pétromonarchies du Golfe. En dépit de l’annonce de réouverture, le nombre de navires transitant par le détroit d’Ormuz reste limité, traduisant une prudence persistante des acteurs du transport maritime.

Enfin, selon Jorge Leon (Rystad Energy), un retour durable à des niveaux de prix inférieurs à 80 dollars le baril demeure peu probable à court terme, en raison des retards logistiques accumulés et des dommages subis par les infrastructures énergétiques régionales.

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