Sous la pression croissante des républicains, Bill et Hillary Clinton ont finalement accepté d’être auditionnés par une commission d’enquête du Congrès américain dans le cadre de l’affaire Jeffrey Epstein. L’annonce a été confirmée lundi par le porte-parole de l’ancien président, Angel Urena, quelques jours après la publication de nouveaux documents judiciaires relançant les interrogations autour de ce dossier explosif.
Les élus républicains menaçaient le couple de poursuites pour entrave au Congrès, une procédure pouvant entraîner jusqu’à un an de prison en cas de refus d’obtempérer à une assignation. La commission avait d’ailleurs suspendu un vote en attendant de connaître la position des Clinton, désormais disposés à coopérer, tout en dénonçant une démarche à motivation politique.
L’ancien président démocrate reste fragilisé par ses liens passés avec Jeffrey Epstein, figure influente de la haute société américaine avant sa chute. Bill Clinton avait reconnu avoir voyagé à bord du jet privé du financier dans les années 2000, tout en affirmant n’avoir jamais eu connaissance de ses crimes et n’être plus en contact avec lui depuis longtemps.
Cette audition intervient dans un climat tendu autour de la gestion du dossier Epstein par le département de la Justice, critiqué après la publication massive de documents sensibles. Un juge doit examiner cette semaine une requête de victimes dénonçant la divulgation d’informations ayant gravement affecté leur vie privée. L’affaire continue ainsi d’ébranler la classe politique américaine, bien au-delà des clivages partisans.
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