Le 1er janvier 1804, Haïti a acté la défaite de la France. Ce jour-là, nous avons bouleversé la conception mondiale de l’être humain. Nous avons apporté la lumière au monde et ouvert la voie à la libération des Noirs à l’échelle universelle.
Un Noir qui ne connaît pas ses racines haïtiennes est une personne qui ne connaît pas pleinement son identité. Il ne s’agit pas ici de s’éterniser sur le passé, mais de raviver une conscience éteinte depuis trop longtemps. Or, une conscience morte ne peut ni se révolter, ni penser, ni agir.
Autrefois, notre réussite reposait sur la solidarité ; aujourd’hui, l’individualisme fragilise notre richesse collective. Être un homme ne se résume pas à la richesse matérielle. La culture et l’histoire d’un peuple sont des composantes essentielles de la vie d’un individu comme de celle d’une nation.
Aujourd’hui, nous avons la responsabilité d’écrire l’histoire. Cette responsabilité passe par l’indépendance économique. Haïti doit décoller économiquement afin que ses filles et ses fils puissent y retourner, et que le pays devienne un véritable paradis pour tous les Haïtiens.
Alceus Dilson
Communicologue, juriste
Alceusdominique@gmail.com
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