Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a plaidé mercredi pour une réforme « absolument essentielle » du Conseil de sécurité, dénonçant l’impunité dont bénéficient certaines grandes puissances grâce à leur droit de veto.
En visite officielle au Japon à l’occasion des 70 ans de coopération entre Tokyo et les Nations unies, le chef de l’ONU a estimé que l’actuelle architecture internationale ne reflétait plus les équilibres géopolitiques contemporains.
Selon lui, le Conseil de sécurité, dominé par ses cinq membres permanents — Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie — souffre d’un « grave problème de légitimité et d’inefficacité ». Il a notamment souligné l’absence de représentation permanente de l’Afrique et de l’Amérique latine, tandis qu’un seul pays asiatique dispose actuellement d’un siège permanent.
M. Guterres a également accusé certaines « superpuissances » de violer le droit international tout en utilisant leur veto pour échapper à toute sanction, une situation qui, selon lui, fragilise le multilatéralisme et encourage d’autres États à agir en toute impunité.
Le secrétaire général a cité plusieurs conflits, notamment en République démocratique du Congo, au Soudan et dans la Corne de l’Afrique, où les ingérences extérieures compliquent les efforts de médiation.
Il a par ailleurs appelé au rétablissement immédiat de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, avertissant que les tensions au Moyen-Orient alimentaient déjà la hausse mondiale des prix de l’énergie et du coût de la vie.
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