COSHARCO-1987 : « Augmentation du prix du carburant : entre souffrance sociale et indifférence des autorités »

COSHARCO-1987 : « Augmentation du prix du carburant : entre souffrance sociale et indifférence des autorités »

Le Secrétaire Général du Collectif des syndicats haïtiens pour le respect de la Constitution de 1987 a vivement critiqué la décision du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé d’augmenter les prix des produits pétroliers sur le marché local, en dépit de la dégradation continue des conditions de vie de la population.

Lors d’une conférence de presse tenue ce week-end, le responsable syndical a dénoncé une mesure « insensible et irresponsable », affirmant qu’elle ne fera qu’aggraver la précarité des couches les plus vulnérables. « Dans un contexte marqué par l’insécurité, la cherté de la vie et le chômage, cette décision constitue une provocation », a-t-il martelé, appelant les autorités à faire preuve de responsabilité.

Le Secrétaire Général de la COSHARCO a également souligné que cette hausse des prix du carburant aura des répercussions en chaîne sur le transport, les produits de première nécessité et l’ensemble de l’économie nationale. Selon lui, le gouvernement fait peser le poids de la crise sur les épaules du peuple, sans proposer de véritables mesures d’accompagnement.

Face à cette situation, le dirigeant syndical a annoncé le lancement d’une série de mouvements de mobilisation à partir de lundi prochain. Ces actions seront menées en concertation avec d’autres organisations et acteurs du secteur syndical, dans le but de contraindre le gouvernement à revenir sur sa décision.

« Nous n’allons pas rester les bras croisés pendant que la population souffre. Nous appelons à une mobilisation générale pour défendre les droits du peuple haïtien », a-t-il conclu, tout en invitant la population à se joindre massivement aux différentes initiatives prévues dans les jours à venir.

Dans la suite de son intervention, le Secrétaire Général du Collectif des syndicats haïtiens pour le respect de la Constitution de 1987 a dressé un tableau alarmant de la situation sociale du pays. Il a évoqué la flambée des prix des denrées alimentaires, l’effondrement du pouvoir d’achat et la difficulté croissante pour des milliers de familles à subvenir à leurs besoins essentiels. Pour lui, l’augmentation du carburant ne fera qu’accentuer la misère déjà palpable dans les quartiers populaires.

Le responsable syndical a également pointé du doigt l’insécurité persistante qui paralyse plusieurs zones du pays, empêchant les citoyens de vaquer librement à leurs activités économiques. À cela s’ajoutent le manque d’accès aux services de base, notamment l’électricité, l’eau potable et les soins de santé, plongeant davantage les populations les plus vulnérables dans une situation de détresse prolongée.

Enfin, il a dénoncé ce qu’il qualifie d’« indifférence des autorités » face aux souffrances du peuple. Selon lui, les décisions gouvernementales actuelles témoignent d’un manque de considération pour la dignité humaine, en particulier celle des plus démunis. Il a insisté sur le fait que sans une révision urgente des politiques publiques, la fracture sociale risque de s’aggraver davantage, alimentant tensions et instabilité à l’échelle nationale.                     

   Gabrielle René

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