Wall Street Journal : Trump examine une opération pour saisir 1 000 livres d’uranium en Iran

Wall Street Journal : Trump examine une opération pour saisir 1 000 livres d’uranium en Iran

Washington, 29 mars 2026 — Le président Donald Trump examine la possibilité d’une opération militaire visant à extraire près de 1 000 livres d’uranium enrichi du territoire iranien, selon des responsables américains. Une telle initiative, à haute intensité opérationnelle, impliquerait le déploiement de forces au sol pour une durée estimée de plusieurs jours, voire davantage, dans un environnement considéré comme fortement contesté.

Aucune décision formelle n’aurait été arrêtée à ce stade. Toutefois, l’option demeure à l’étude au regard de l’objectif stratégique affiché par l’exécutif américain : empêcher durablement la République islamique d’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. En parallèle, l’administration américaine chercherait à obtenir, par voie diplomatique, la remise volontaire de ce matériel fissile dans le cadre d’un règlement du conflit en cours.

Des canaux indirects de médiation impliquant Pakistan, Turquie et Égypte auraient été activés, sans qu’aucune négociation directe entre Washington et Téhéran n’ait encore abouti.

Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Iran disposait, avant les frappes aériennes menées en juin précédent par les États-Unis et Israël, de plusieurs centaines de kilogrammes d’uranium enrichi à des niveaux élevés. Une partie significative de ce stock serait localisée dans des installations souterraines, notamment à Ispahan et Natanz, rendant toute opération de récupération particulièrement complexe.

Sur le plan militaire, les experts décrivent un scénario logistique lourd : insertion de forces spéciales sous menace de systèmes antiaériens, sécurisation des périmètres, déminage, excavation, puis conditionnement de matières radioactives dans des conteneurs spécialisés avant extraction. L’opération nécessiterait l’intervention d’unités hautement spécialisées, ainsi que la mise en place d’infrastructures temporaires pour le transport aérien du matériel.

D’anciens responsables militaires, dont le général Joseph Votel, soulignent le caractère non expéditif d’une telle mission, susceptible d’entraîner des représailles iraniennes et d’étendre la durée du conflit au-delà des échéances initialement envisagées par l’administration.

Sur le plan diplomatique, le secrétaire d’État Marco Rubio a récemment indiqué que les objectifs stratégiques américains pourraient être atteints sans recours à des forces terrestres, laissant entrevoir une préférence pour une solution négociée.

Le Pentagone, qui n’a pas officiellement commenté ces informations, poursuivrait néanmoins la planification de scénarios alternatifs, incluant le prépositionnement de forces de réaction rapide dans la région. Une montée en puissance des effectifs terrestres américains, estimée à plusieurs milliers d’hommes supplémentaires, serait également à l’étude.

En arrière-plan, cette séquence s’inscrit dans un contexte politique interne marqué par l’approche des élections de mi-mandat, alors que certaines composantes de l’entourage présidentiel plaident pour une limitation de l’engagement militaire prolongé.

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