Port-au-Prince, 23 mars 2026 (Rezo Nòdwès) — Une éventuelle hausse des prix du carburant en Haïti pourrait provoquer un « éclatement économique », a averti le syndicaliste des transports publics Jacques Henderson Desroches, lors d’un entretien accordé au journal, appelant les autorités à privilégier la concertation.
« Pour prendre des décisions brutales… le gouvernement devrait d’abord engager le dialogue et rechercher d’autres mécanismes pour absorber les coûts sur le marché international », a déclaré le responsable syndical, estimant que toute mesure relative au carburant ne saurait être adoptée sans débat « au niveau national ». Il a insisté sur la nécessité d’une délibération incluant les acteurs directement concernés.
Selon lui, la situation économique actuelle limite toute marge d’ajustement. « La population est déjà placée à terre », a-t-il affirmé, évoquant un contexte marqué par le blocage des axes et le ralentissement des échanges : « toutes les routes nationales sont bloquées » et « gen aktivite komès » en difficulté.
Dans ce cadre, l’augmentation des prix — « gaz la ap monte ankò » — risquerait d’accentuer les déséquilibres existants, en renchérissant les coûts du transport et de la distribution. Le syndicaliste met en garde contre un effet cumulatif susceptible de fragiliser davantage les circuits économiques.
Enfin, Jacques Henderson Desroches a interrogé l’existence de mesures alternatives : « est-ce qu’il y a des alternatives… ? », laissant entendre qu’une hausse du carburant, sans dispositif d’accompagnement, pourrait « se constituer comme un abcès sur l’économie nationale ».
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