La récompense, sans doute à venir, pourrait se matérialiser par le décaissement de fonds au titre de « l’apaisement social ».
Port-au-Prince s’est transformée en scène politique accélérée ce 21 février 2026. À l’Hôtel Ritz Kinam 2, défilé ininterrompu de dirigeants venus apposer leur signature au énième accord ou cette fois-ci « Pacte National pour la Stabilité et pour l’Organisation des Élections ». Objectif affiché : stabiliser la transition et baliser des élections générales. Lecture critique : offrir un vernis de légitimation au Premier ministre de doublure Alix Didier Fils-Aimé à la veille d’échéances diplomatiques avec la CARICOM.
Les poids lourds montent à bord
Dans la liste des signataires : Fanmi Lavalas, PHTK, le Congrès Patriotique, EDE, ASE, et l’Espace de Réflexion 21 Décembre. Plus d’une centaine d’organisations auraient déjà signé.
L’ancien Premier ministre de facto Claude Joseph confirme : son parti a paraphé le document tous comme les précédents accord avec Ariel Henry et ultérieurement le CPT.
Stabilité ou verrouillage ?
Les promoteurs parlent de continuité institutionnelle et d’élections inclusives. Les sceptiques évoquent un mécanisme extra-institutionnel encadrant des scrutins pilotés par des forces déjà aux commandes. Sans Parlement fonctionnel, quelle valeur normative pour un tel texte ? La question circule.
Un pacte, des enjeux
Dans les salons du Kinam, l’empressement à signer contraste avec les interrogations publiques. Compromis pragmatique pour éviter le vide ? Ou arrangement politique consolidant un exécutif monocephale ?
La crédibilité du prochain cycle électoral se jouera au-delà des signatures — sur la transparence, la sécurité et l’équité du terrain.
P.J.
Port-au-Prince, Haití
J’aime ça :
chargement…