L’ex-président sud-coréen Yoon Suk-yeol a été condamné jeudi à la prison à vie pour avoir mené une insurrection lors de la proclamation de la loi martiale dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024. Le tribunal du district central de Séoul l’a reconnu coupable d’avoir tenté de suspendre le régime civil et de paralyser l’Assemblée nationale en envoyant l’armée au Parlement.
Le juge Ji Gwi-yeon a estimé que « le crime de direction d’une insurrection est établi », soulignant les « coûts sociaux énormes » de cette décision et l’absence de remords de l’accusé. Le parquet avait requis la peine de mort, bien qu’aucune exécution n’ait eu lieu en Corée du Sud depuis 1997.
Le coup de force, qui n’a duré que six heures, avait échoué grâce à la mobilisation de députés parvenus à se réunir pour bloquer la mesure. Il avait toutefois provoqué une grave crise politique, menant à la destitution de Yoon et à l’élection anticipée de Lee Jae-myung.
Plusieurs anciens responsables ont également été condamnés, dont l’ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun. Les avocats de Yoon envisagent un appel.
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