WASHINGTON, 17 fév. 2026 — Le blocage budgétaire affectant le Département de la Sécurité intérieure (DHS) est entré mardi dans son quatrième jour, à la suite du refus des sénateurs démocrates d’adopter une mesure de financement sans concessions sur un ensemble de réformes relatives aux pratiques de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), accentuant une impasse institutionnelle entre l’exécutif fédéral et la minorité sénatoriale.
Les négociations interinstitutionnelles restent caractérisées par une opposition normative portant sur l’encadrement juridique des opérations migratoires fédérales. L’administration présidentielle maintient sa position en faveur d’un financement sans conditions substantielles, tandis que les sénateurs démocrates conditionnent leur approbation à l’introduction de garanties procédurales supplémentaires, notamment l’exigence de mandats judiciaires pour certaines opérations d’arrestation et des restrictions relatives à l’anonymisation opérationnelle des agents fédéraux.
Selon des sources gouvernementales, l’interruption partielle des crédits affecte plusieurs agences rattachées au DHS, incluant la Transportation Security Administration (TSA), la Federal Emergency Management Agency (FEMA), la Garde côtière américaine et le Secret Service, bien que les activités d’application des politiques migratoires bénéficient encore de financements distincts préalablement votés par le Congrès.
Le différend actuel illustre une confrontation structurelle sur l’équilibre entre impératifs sécuritaires fédéraux et exigences de conformité aux standards constitutionnels applicables aux forces de l’ordre, alors que des discussions indirectes se poursuivent en vue d’un compromis législatif susceptible de rétablir la continuité budgétaire fédérale.
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