Colombie : une paix réelle, mais toujours sous pression

Colombie : une paix réelle, mais toujours sous pression

Dix ans après l’accord historique de 2016 entre l’État colombien et la guérilla des FARC, la Colombie n’est plus en guerre ouverte. Les armes se sont en grande partie tues, les anciens combattants ont rejoint la vie politique et les institutions ont repris le dessus. Mais sur le terrain, la paix reste inégale et fragile.

Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le nouvel envoyé spécial Miroslav Jenča a dressé, le 23 janvier 2026, un constat nuancé. Si l’accord a permis la démobilisation de plus de 13 000 combattants et l’intégration du parti Comunes dans le jeu démocratique, la violence persiste dans plusieurs régions périphériques, notamment le Cauca, le Nariño et le Catatumbo. Là où l’État demeure peu présent, des groupes armés continuent d’imposer leur loi, alimentés par les économies illicites.

La mission de l’ONU concentre désormais ses efforts sur la réforme rurale, la réinsertion des ex-combattants et la protection des civils, malgré une réduction budgétaire significative. La réintégration reste l’un des points les plus sensibles : près de 500 anciens guérilleros ont été assassinés depuis 2016, un chiffre qui fragilise le processus.

À l’approche d’élections présidentielles tendues, la sécurité politique devient un enjeu central. Pour l’ONU, l’accord de paix demeure la boussole du pays. La Colombie avance, mais sur une ligne de crête, entre progrès réels et risques persistants.

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