Un geste diplomatique inédit depuis plus de vingt-cinq ans. La Maison-Blanche a confirmé qu’elle a invité la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, à rencontrer Donald Trump, sans toutefois fixer de date. Une ouverture spectaculaire, quelques semaines après la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis, événement qui a bouleversé l’équilibre politique à Caracas.
Sous sanctions américaines, Delcy Rodríguez évoque désormais un « processus de dialogue » avec Washington, privilégiant la voie diplomatique pour gérer les dossiers les plus sensibles. Pour Donald Trump, l’approche est ouvertement pragmatique, notamment en raison des enjeux pétroliers, tout en maintenant des contacts avec l’opposition, dont la cheffe María Corina Machado.
Depuis son investiture, la présidente par intérim a multiplié les signaux d’apaisement : accords énergétiques, reprise des vols d’expulsion de migrants, promesses de réformes favorables aux investissements et engagement à libérer des prisonniers politiques. Mais ces libérations restent limitées, alimentant la méfiance des ONG et des familles de détenus.
En parallèle, Caracas continue de dénoncer « l’agression » américaine et réclame la libération de Maduro et de son épouse, tandis que des organismes internationaux accusent le pouvoir de maintenir des centres de détention clandestins. Entre concessions, pressions et calculs stratégiques, la rencontre annoncée à Washington pourrait redessiner, au moins temporairement, les relations entre deux ennemis historiques.
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