Le Protocole d’engagement pour une solution haïtienne proposé par le Mouvement pour la reconstruction et la réconciliation nationale (MORN) et ses alliés opte pour le respect de la date du 7 février 2016 comme terme définitif du CPT et du gouvernement. Il s’oppose formellement à toute velléité de prolongation et exigent une passation de pouvoir organisé.
Selon les termes du protocole d’engagement pour une solution haïtienne, les parties prenantes dont le Grand bloc du peuple (GBP), l’Initiative du 24 avril 2025, l’Opposition plurielle, l’Accord Karibe, les Démocrates engagés pour une Haïti forte et inclusive (DEHFI), le Mouvement patriotique du 18 novembre (MP-18) s’engagent dans une alliance pour porter une proposition unique et cohérente de sortie de crise, garantissant une transition stable et la fin de l’intérim actuel au 7 février 2026.
Les parties s’engagent d’une voix commune à faire respecter la date du 7 février 2016 comme terme définitif du CPT et du Gouvernement. Elles s’opposent formellement à toute velléité de prolongation et exigent une passation de pouvoir organisée. Elles s’accordent sur le rétablissement d’un exécutif bicéphale pour la nouvelle étape de la transition, composé d’une Présidence de la transition issue de la Cour de cassation, d’un Premier ministre de consensus pour diriger un gouvernement de sauvetage national, lit-on dans le document transmis à la rédaction de Rezo Nòdwès.
Suivant les mécanismes élaborés, le choix du Président sera fait selon les canons de l’article 149 de la constitution haïtienne de 1987. Le Premier Ministre sera nommé par le Président après consultation obligatoire et formelle avec les entités politiques signataires du présent protocole, afin de refléter un véritable équilibre national. En outre, les signataires s’engagent à désigner une équipe technique conjointe chargée de planifier avec qui de droit le processus d’une passation pacifique de pouvoir. Cette démarche vise à assurer la continuité de l’État tout en actant le changement de gouvernance.
Il importe de noter que les entités engagées dans ce processus doivent pouvoir respecter les termes de l’accord. En signant ce protocole, les parties prenantes s’interdisent de toute négociation séparée avec des tiers qui irait à l’encontre des points susmentionnés. Elles s’engagent à défendre cette position commune devant la Nation. De surcroit, le présent protocole entre en vigueur dès sa signature, conclut la communication.
Herve Noel
vevenoel@gmail.com
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