8 mars : Journée internationale de droits des femmes

8 mars : Journée internationale de droits des femmes

Les féministes toujours au combat ! 

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les organisations féministes  signataires expriment leur profonde préoccupation face à la dégradation continue de la situation  sociopolitique, sécuritaire et institutionnelle du pays et à l’absence de perspectives politiques  porteuses pour son avenir.  

La crise multidimensionnelle pénalise lourdement la population et affecte de manière  disproportionnée les femmes et les filles en termes de violence de genre, de précarité  économique, de manque d’accès aux services essentiels, notamment la santé.  

Encore une fois, nous sommes face à un gouvernement assujetti à la communauté internationale,  doté de tous les pouvoirs, sans date précise de fin de mandat, sans feuille de route concertée,  claire et inclusive et qui envisage de changer arbitrairement des articles de la Constitution. Ce  gouvernement, qui n’est nouveau que dans son apparence, est adossé à un ensemble de mesures  questionnables, notamment l’adoption de décrets qui aggravent l’impunité et affaiblissent les  institutions, au lieu de favoriser la construction de l’État de droit.  

Si des élections générales doivent certainement être organisées, des préalables doivent  cependant être respectés pour garantir la crédibilité des processus. Le contrôle territorial exercé  par les gangs armés criminels, les déplacements forcés de population, la difficulté d’accéder à une  carte d’identité valide, sont parmi les facteurs qui compromettent gravement l’exercice des droits  politiques des citoyen⋅nes. L’inclusion n’est pas une simple option, c’est une nécessité absolue.  

L’avenir d’Haïti ne se forgera pas sans les femmes qui ne sont pas de simples spectatrices, mais  des actrices pour le renouveau du pays et la solidarité nationale. Depuis 1986, les féministes ne  cessent de se mobiliser pour l’adoption et la mise en œuvre de politiques publiques en faveur du  respect des droits humains des femmes et de leur participation citoyenne et politique.  

Les organisations féministes signataires demeurent mobilisées pour transformer notre société en  vue de garantir à chaque citoyen⋅ne dignité et égalité. Elles continuent d’exiger: • La fin des discriminations et des violences envers les femmes ;  

• La défense de la souveraineté nationale ;  

• La transparence et la redevabilité dans la gestion des affaires publiques ; • L’application de mesures sérieuses de protection des populations fragilisées par la crise, en particulier les femmes et les enfants ;  

• L’adoption de mesures susceptibles de contrer efficacement et durablement l’action des  gangs armés et la corruption.  

Sans sécurité, sans justice et sans implication des femmes, il n’y aura pas de sortie de crise  durable, ni de véritable construction démocratique. 

8 mars 2026.  

Signataires : AFASDA (Association des femmes soleil d’Haïti), Fanm Deside, Fondation Toya, Kay  Fanm, SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes) ; Sabine Manigat, féministe indépendante.  Pour authentification 

Elvire Eugène, Coordonnatrice AFASDA Contact : afasdacap@yahoo.fr / Tel (+ 509) 43 93 31 95

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